Professeur Bonata Deing

L’ancien diplomate guinéen, le doyen Bonata Dieng, ancien membre du Conseil National de la Transition (CNT) sous le magistère du CNDD et du capitaine Moussa Dadis Camara a, dans un entretien exclusif accordé à Guineematin.com, dénoncé et condamné l’exclusion de l’Université guinéenne du débat national.

Au cours de cet entretien exclusif accordé au correspondant régional de Guineematin.com en Moyenne Guinée, le doyen Bonata Dieng a rappelé que depuis le conseil national de la révolution tenu à Conakry en 1969, l’Université guinéenne est exclue du débat national et il indique vouloir que le conseil national du rassemblement et le développement (CNRD) corrige maintenant « cette faute grave ».

Il se rappelle qu’à l’occasion de ce conseil national de la révolution (CNR) présidé par le responsable suprême de la révolution d’alors, le Camarade feu Ahmed Sékou Touré, premier président de la République de Guinée, les représentants du Conseil d’Administration de l’Université guinéenne avait eu le courage de demander si les pères de l’indépendance avaient toujours la capacité requise de conduire le pays au développement.

La répression n’avait pas tardé à s’abattre sur l’Université. Tous les membres du Conseil d’administration (CA) ont été sévèrement sanctionnés. Certains y ont laissé leur vie et les autres ont eu séjour carcéral de près d’un an au Camp Boiro, symbole de la tragédie guinéenne.

Professeur Bonata Deing

Le doyen Bonata Dieng précise que depuis cette date, l’Université guinéenne n’a jamais bénéficié de places au sein des différentes institutions de la République. Que les Professeurs d’Université qui s’y retrouvent sont envoyés par d’autres structures. Son cas pourrait servir d’exemple pour illustrer son message. Il s’est retrouvé au CNT, à l’époque, en tant que représentant de la société civile.

Il invite alors le Colonel Mamadi Doumbouya, président de la Transition et chef de l’Etat à corriger ce qu’il qualifie d’injustice en accordant une ou deux places à l’Université guinéenne au futur conseil national de la transition (CNT). Car, rien n’est trop tard pour bien faire, insiste-t-il.

Guineematin.com vous invite à suivre dans la vidéo ci-dessous l’intégralité de cet entretien exclusif dans lequel le Pr Bonata Dieng n’a pas aussi manqué de porter son regard critique sur les crises qui ont éclaté au sein des différentes structures autour de la répartition des 81 places du futur conseil national de la transition (CNT).

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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