Violences intercommunautaires à Macenta : la décision du tribunal saluée par toutes les parties au procès

Comme annoncé précédemment, le Tribunal de première instance de Macenta a rendu hier, mardi 25 janvier 2022, son verdict dans le dossier des violences intercommunautaires à Macenta. Parmi les accusés ayant comparu, un seul (condamné à 30 ans de réclusion criminelle à temps) est resté en prison à la fin de ce procès.

Tous les autres ont recouvré leur liberté, certains ayant déjà purgé la peine qui leur a été infligée et d’autres renvoyés des fins de la poursuite. Quant aux 17 accusés en fuite, ils ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité. Et ce verdict est bien accueilli par toutes les parties au procès, qui ont réagi au micro du correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

Me Albert Délamou, avocat de la partie civile

Me Albert Délamou, avocat de la  partie civile : nous sortons contents de ce procès, parce que la loi a été appliquée, toutes les parties civiles ont été satisfaites. Parce que les montants que nous avons demandés, les uns et les autres ont eu au moins la moitié. Donc, c’est une bonne chose. Maintenant, je vais contacter mes clients pour voir si on va interjeter appel ou pas.

Me Michel Théodore Loua, avocat de la défense

Me Michel Théodore Loua, avocat de la défense : nous avons un sentiment de satisfaction par rapport à la décision qui a été rendue. Parce que quand vos clients sont détenus pendant plus d’un an et au finish la montagne accouche d’une souris, on ne peut que nous réjouir de la décision qui a été rendue. Dès l’instant que tous nos clients ont été acquittés purement et simplement, cela veut dire qu’il n’y a aucune charge qui a été retenue contre eux.

Et nous exprimons également un sentiment de frustration que nous ressentons par rapport au fait que certains accusés ont perdu la vie en prison sans avoir été jugés. Ils sont morts parce qu’on les a gardés longtemps en détention sans jugement. Et cette responsabilité, nous l’imputons à l’État. Parce que c’est l’Etat qui a retardé ce procès jusqu’à ce que ceux-ci ont trouvé la mort.

Mamadou Bhoye Diallo, procureur de la République près le Tribunal de première instance de Macenta

Mamadou Bhoye Diallo, procureur de la République près le Tribunal de première instance de Macenta : je me réjouis de cette sentence et je crois que cette décision va décourager d’éventuels candidats à la commission des mêmes faits. Et le parquet de Macenta est là pour veiller à tout ça pour éviter que prochainement, la paix et l’ordre public soient menacés sur le sol de Macenta.

Propos recueillis par Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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