Licenciement « arbitraire » de 164 travailleurs : la société UMS poursuivie en justice

Le procès s’est ouvert hier, vendredi 28 janvier 2022, au tribunal du Travail de Mafanco. La société ‘’United Mining Supplay (UMS)’’ est sur le box des accusés pour « licenciement arbitraire » de 164 travailleurs en 2018. Ces derniers (composés de chauffeurs, mécaniciens, soudeurs…) lui réclament le paiement de leurs indemnités, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

La première audience autour de cette affaire a été de courte durée. Elle s’est pratiquement résumée à un échange de pièces entre les parties au procès. Et, le tribunal a renvoyé le dossier au 11 février prochain pour permettre à la société UMS (partie défenderesse) de déposer des « pièces de répliques ».

Au sortir de la salle d’audience, Me Moussa 2 Keïta, un des avocats de la partie civile est revenu sur cette procédure qui oppose UMS à ses désormais anciens travailleurs.

« La société UMS a licencié 164 travailleurs. Mais, j’ai été saisi par 84 travailleurs victimes de licenciement. Ces travailleurs ont été licenciés de façon arbitraire par la société. C’est la raison pour laquelle ils revendiquent aujourd’hui leur droit. Ils revendiquent leurs indemnités qui ont été déterminées par nos textes de loi. C’est-à-dire le code de travail qui régit les relations entre travailleurs et employeurs. Dans ce code, il y a des préalables pour licencier un travailleur. Cela veut dire qu’il y a des conditions à respecter. Si une des conditions est violée par l’employeur dans le licenciement d’un travailleur, automatiquement il s’expose à une procédure judiciaire. Et, le travailleur est en droit de déclencher une poursuite contre l’employeur ou la société qui s’est rendue coupable de cette faute. C’est pourquoi, dans ce cas précis, les travailleurs réclament le payement intégral de leur indemnité déterminée par la loi… Nous sommes en matière sociale. Ce  dossier est caractérisé par une situation alimentaire. Ce sont des pères de famille qui ont été licenciés, ils sont appelés à nourrir leurs familles et également tenus à payer la scolarisation de leurs enfants. Donc, nous estimons qu’à l’issue de ce procès, mes clients seront rétablis dans leur droit », a expliqué Me Moussa 2 Keïta.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/664 413 227

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