Cellou Dalein prévient : « ça ne peut pas marcher… »

A la faveur de l’assemblée générale de son parti ce samedi, 05 février 2022, Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée), a appelé au dialogue pour trouver un consensus sur la conduite de la Transition en Guinée. Ce leader politique a aussi émis le souhait de voir le colonel Mamadi Doumbouya être le « père de la démocratie » guinéenne en organisant des élections libres et transparentes pour que les Guinéens choisissent enfin leur président. Mais, il a aussi prévenu le risque de rester dans sa bulle et de s’arroger le droit de croire être le seul à connaître la volonté et les désirs du peuple, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Pour Cellou Dalein Diallo, il est extrêmement important de se défaire des préjugés et s’asseoir pour discuter et trouver la formule qu’il faut pour la réussite de la Transition. Mais, il prévient que « ça ne peut pas marcher » si chacun sent que l’autre a un agenda caché.

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

« Je relance un appel au colonel Mamadi  Doumbouya. Je veux qu’il soit le père de la démocratie en évitant, comme il le dit, les erreurs du passé, organiser des élections libres et transparentes et  permettre enfin aux Guinéens de choisir leur président. Qu’il ne se fasse pas entraîner par des mains noires pour dire : tel est mauvais, tel doit gouverner, tel ne doit pas gouverner. Il faut qu’on sorte de ça. Et, on va développer le pays. Il faut aussi parler. Lorsqu’on est dans un régime d’exception, l’Assemblée est dissoute, la constitution est dissoute, il faut qu’il y ait le dialogue et en déduire le consensus. Personne ne peut s’arroger le droit de dire que c’est moi qui connais ce que le peuple veut. Et, donc, on va décider conformément à la loi. Il faut qu’on se le dise. Les partis politiques sont appelés à présenter des candidats aussi bien aux élections communales, aux législatives qu’à la présidentielle. Ils sont les premiers intéressés. Mais, il faut qu’on se retrouve en tant que frères, il faut aussi tirer les leçons. Il ne faut pas commettre les erreurs du passé. On va s’entendre, nous sommes des êtres rationnels, confrontons les idées pour savoir qu’est-ce qui est bon. Mais, si chacun sent dans ses préjugés que l’autre a un agenda caché, ça ne peut pas marcher. Mettons-nous d’accord sur la voie à suivre. Donc, je souhaite que ce cadre de dialogue soit mis en place et que nous examinions la formule qu’il faut », a dit Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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