Enseignement technique : la stratégie de développement du secteur en débat à Conakry

C’est parti pour le partage de la stratégie de développement de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Le ministre de tutelle, Alpha Bacar Barry, a lancé les travaux, ce mercredi 9 février 2022, à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Avec l’appui de l’UNESCO, le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle partage la stratégie de développement de ce maillon important du secteur éducatif guinéen avec les acteurs concernés. Cette stratégie a été élaborée par une cellule technique de dix membres, mise en place il y a un an par le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. Selon Mody Sory Barry, le président de cette cellule technique, ils ont travaillé avec des experts de l’UNESCO sur l’élaboration de cette stratégie de développement de l’enseignement technique.

Mody Sory Barry, président de la cellule technique chargée de l’élaboration de la stratégie de développement de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

« Ce sont des étapes, dont la première a consisté à faire le diagnostic du système. Ce diagnostic a été présenté tout dernièrement et la validation de ce diagnostic nous a permis de nous en inspirer pour élaborer la stratégie de développement de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Nous avons travaillé en lien étroit avec les experts de Dakar avec lesquels on a lancé le projet en mai 2021. Chaque fois que nous franchissons une étape, nous faisons des visioconférences.

Et chaque fois que nous écrivons une partie, on leur envoie et ils apportent leur touche. Ce qui fait que le diagnostic que nous avons fait, on le leur a envoyé et ils l’ont apprécié à sa juste valeur. Nous sommes passés à la seconde étape, c’est-à-dire la rédaction de la stratégie que nous leur avons envoyée il y a une dizaine de jours. Ils nous ont répondu qu’on pouvait tenir cet atelier. L’atelier va être hybride, c’est-à-dire qu’on va être en présentiel et en virtuel avec ceux qui sont à Dakar et Abuja », a expliqué Mody Sory Barry.

Selon lui, la première particularité de cette stratégie est son inspiration. « Cette stratégie s’appuie sur les partenaires de l’enseignement technique, ceux pour lesquels le ministère forme : les ministères, les entreprises, les communautés, rurales, les sociétés, etc. Donc, on les interroge sur leurs besoins de compétences et ces besoins sont définis dans un programme. L’autre atout, c’est qu’une fois que ces partenaires seront impliqués dans l’élaboration de la stratégie, nous espérons et nous souhaitons qu’ils participent au financement de la mise en œuvre de cette stratégie », a dit M. Barry.

Mamadou Dian Diallo, point focal de l’UNESCO en Guinée

L’objectif de ces travaux est de réactualiser la politique de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, en vigueur depuis 2011 en Guinée. Une démarche jugée importante par l’UNESCO, qui a accepté donc d’accompagner le ministère de tutelle dans sa mise en œuvre. « Le travail a consisté à revoir la stratégie, parce que la politique qui était là remontait à 2011. Il fallait donc essayer de la revoir, de la réactualiser pour qu’elle soit mieux adaptée aux réalités du moment », a indiqué Mamadou Dian Diallo, point focal de l’UNESCO en Guinée, tout en rappelant l’important de l’enseignement technique.

« C’est un secteur qui est très important parce qu’il forme des cadres moyens qui sont les véritables acteurs du développement. C’est en cela que l’UNESCO a accepté d’accompagner le ministère et je crois que c’est bien parti avec cette stratégie. Après, nous allons passer à la loi d’orientation et cela va contribuer largement à améliorer la qualité du sous-secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle », a fait le point focal de l’UNESCO en Guinée.

Alpha Bacar Barry, ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle

De son côté, Alpha Bacar Barry, ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cet atelier de deux jours, a exprimé sa satisfaction par rapport à l’élaboration de cette stratégie. « A partir de ce matin, nous sommes en train de nous doter d’un outil, un guide qui va nous permettre, dans les prochaines années, de déployer des projets, des programmes qui vont faire que notre système d’enseignement technique et de formation professionnelle puisse prendre de l’envol et satisfaire nos besoins locaux en matière d’emploi qualifié, d’entreprenariat etc.».

Le ministre a ensuite insisté sur la nécessité d’élargir le travail vers d’autres partenaires. « Je pense que ce travail sera incomplet si nous n’avons pas la participation du secteur privé, des autres départements du secteur public, des partenaires techniques et si nous n’avons pas l’option de comparaison avec ce qui se fait de meilleur dans le monde. C’est pourquoi, il faut l’élargir », a dit Alpha Bacar Barry, tout en espérant que l’appui des partenaires techniques et financiers ne fera pas défaut pour que le document soit plus consensuel et élargi.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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