Avortement d’une grossesse à Conakry : une infirmière condamnée et interdite d’exercer la profession médicale pour 5 ans

Poursuivie pour « avortement » d’une grossesse de quelques semaines à Conakry, Marie Thérèse Koivogui, a été fixée sur son sort ce mardi, 22 février 2022, devant le tribunal correctionnel de Dixinn, délocalisé à la commune de Ratoma. Cette infirmière a été reconnue coupable des faits qui lui sont reprochés et a été condamnée à 2 ans de prison assortie de sursis. Le tribunal a aussi prononcé à son encontre « une interdiction d’exercer la profession médicale pour une durée de 5 ans », rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché au tribunal.

Dans cette affaire, les faits reprochés à Marie Thérèse Koivogui remontent au 23 novembre dernier. L’infirmière aurait procédé à l’avortement d’une grossesse de quelques semaines que portait une jeune fille tombée enceinte dans une union libre. Cet avortement aurait été effectué sur initiative de la fille enceinte et de la mère du jeune qui l’a enceintée.

Seulement, après l’interruption de la grossesse, la famille de la fille (représentée par certain Mamadouba Youla qui ne  s’est jamais présenté à l’audience) a porté plainte contre l’infirmière pour d’avortement. Aussitôt, Marie Thérèse a été interpellée et placée sous mandat le 29 novembre 2021. Et, son procès s’est ouvert le 1er  février dernier, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. La prévenue a réfuté toutes les accusations portées à son encontre.

« Je n’ai jamais participé à l’interruption de la grossesse. Lorsque j’ai reçu la fille, le 23 novembre, je ne l’ai pas touchée. Elle était venue en compagnie de ses parents. Elle m’a dit qu’elle est enceinte, mais elle continue à saigner. J’ai dit que je ne comprenais pas… Je ne l’ai même pas touchée », avait déclaré Marie Thérése à la barre.

Face à cette négation des faits par la prévenue, le tribunal avait alors fait lecture du procès-verbal de l’enquête préliminaire. Un procès-verbal qui mentionnait clairement que Marie Thérèse avait reconnu les faits mis à sa charge devant les officiers enquêteurs du commissariat urbain de Bambeto. Mais, cela n’a pas fait fléchir l’infirmière qui a maintenu sa déposition devant le tribunal.

Ainsi, dans ses réquisitions à l’audience du 15 février dernier, le ministère public avait demandé au tribunal de condamner Marie Thérèse Koivogui à 2 ans de prison assortie de sursis et de 5 millions de francs guinéens d’amende. Le parquetier audiencier, Cé Avis Gamy, avait aussi requis cette infirmière une interdiction d’exercer toute activité médicale pendant 5 ans.

Finalement, à l’audience de ce mardi, 22 février 2022, le tribunal a condamné Marie Thérèse Koivogui à 2 ans de prison assortie de sursis et une interdiction d’exercer la profession médicale pendant 5 ans.

Mamadou Yahya Petel Diallo pour Guineematin.com

Tél : 622 67 36 81

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