Invasion militaire russe en Ukraine : Dr Zoutomou interpelle Mamadi Doumbouya sur la sécurité des Guinéens

Depuis tôt ce jeudi, 24 février 2022, l’Ukraine vit sous les bombes de l’armée russe. Et, la situation devient de plus en plus compliquée pour les populations civiles vivant en Ukraine. Dans les médias étrangers, on rapporte que plusieurs zones frontalières du pays ont été la cible d’attaques par l’armée russe. Cette situation est largement suivie en Guinée, un pays qui a beaucoup de ressortissants (en majorité des étudiants) qui vivent en Ukraine.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, le président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le progrès (UDRP), a lancé un cri de cœur à l’endroit des autorités guinéennes sur la situation des Guinéens vivant en Ukraine.

« Nos concitoyens qui vivent en Ukraine sont pour la plupart des étudiants. Alors, dans les conditions ordinaires, ils sont exposés à beaucoup de difficultés sur le plan du règlement des bourses et autres. Maintenant, lorsqu’il s’agit de leur sécurité, le gouvernement en place, même si c’est un gouvernement de Transition, doit régler les problèmes qui relèvent de la sécurité des Guinéens aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Je lancerai simplement un appel au gouvernement, au colonel Mamadi Doumbouya, au Premier ministre, Mohamed Béavogui et au ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, de faire en sorte qu’ils prennent des dispositions pour que, ne serait-ce qu’avoir des contacts et créer les conditions pour, peut-être, exfiltrer ces étudiants de l’Ukraine. Ils (nos concitoyens) peuvent être amenés en Russie par exemple ou bien en Biélorussie ou en tout cas dans un pays plus proche ou alors carrément les rapatrier. Parce qu’il faut être en vie pour aller à l’école. Donc, c’est un appel que je lance et ça rentre dans le cadre des devoirs régaliens du gouvernement.

Le fait que la crise était là depuis très longtemps, a peut-être fait qu’il y a eu de la complaisance de la part des autorités sur le plan des dispositions qui devaient être prises. Ils se sont dit peut-être, qu’étant donné que nous ne sommes pas au début, c’est une crise où le ton peut monter après, il peut baisser aussi. Mais, on ne sait pas que les particularités sont toujours là et que les situations ne sont jamais comparables. Donc, je ne peux pas dire que c’est une négligence et qu’on n’a pas anticipé ; mais, c’est de la complaisance, on a pensé que rien ne sortirait de là. Et, maintenant, si le pays est sous l’effet des bombes, c’est une situation de crise, il faut faire en sorte qu’on puisse assurer quand-même la sécurité de nos concitoyens », a indiqué Dr Kpoghomou.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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