L’UFDG va-t-elle participer aux assises nationales ? La réponse de Fodé Oussou

Dans le compte-rendu du Conseil des ministres du jeudi dernier, le gouvernement a annoncé l’ouverture des assises nationales le 22 mars prochain. Mais, cette annonce ne suscite pas un grand intérêt au sein de la classe politique guinéenne, où beaucoup réclament plutôt la mise en place d’un cadre de dialogue pour discuter de plusieurs questions liées à la transition.

C’est le cas notamment de l’UFDG, le parti dirigé par Cellou Dalein Diallo, dont la participation à ces assises nationales est pour l’heure incertaine. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, a évoqué le sujet lors de l’assemblée générale hebdomadaire de la formation politique, ce samedi 12 mars 2022, à Conakry. Il a laissé entendre que le parti n’a pas encore pris une décision par rapport à sa participation ou non à ces rencontres.

« Pour l’annonce des assises nationales, je dois vous informer que l’UFDG, à ce stade, n’a pris aucune position officielle. La position du parti sera celle qui sera prise en accord avec l’ANAD, les membres du CPP et toutes les coalitions politiques. Cela ne veut pas dire que le parti interdit à ce stade qu’un citoyen, qu’un militant exprime son avis personnel. Mais, dans tous les cas, le parti fera connaître sa position par rapport à ce sujet », a annoncé ce haut responsable de l’UFDG.

Ce proche de Cellou Dalein Diallo a mis l’occasion à profit pour réitérer l’appel au dialogue lancé par 58 partis politiques du pays, qui ont signé une déclaration commune, publiée cette semaine. Un dialogue entre le CNRD et les acteurs de la classe politique pour discuter de plusieurs préoccupations du moment, dont la durée de la transition qui n’est toujours pas connue.

« Nous avons simplement demandé à ce qu’on puisse dialoguer avec le CNRD. Le Colonel Mamadi  Doumbouya, quand il est arrivé au pouvoir, nous avons considéré qu’il est de bonne foi. Et jusqu’à aujourd’hui, il est peut-être de bonne foi. Mais, un président de la République n’est pas Dieu, il est entouré d’hommes. Et nous considérons que certaines personnes qui sont auprès du Colonel Doumbouya veulent l’induire en erreur et qu’ils doivent se ressaisir. Nous voulons que cet homme qui a pris le pouvoir le 5 septembre rentre dans l’histoire de la Guinée par la grande porte.

Il est jeune, il peut rentrer dans l’histoire par la grande porte. Il ne faut pas l’induire en erreur. Induire le Colonel Doumbouya en erreur, c’est refuser après six mois un couloir de dialogue. Est-ce qu’il y a un problème pour dialoguer ? Nous voulons dialoguer, nous voulons qu’on discute, qu’on parle de la nation, qu’on parle de la Guinée », a lancé ce vice-président de l’UFDG, tout en précisant que les assises nationales annoncées sont différentes du cadre de dialogue réclamé par la classe politique.

« Nous n’avons demandé que ça. Et tout le monde sait que quand on doit dialoguer, il faut ouvrir un cadre de dialogue. On ne peut pas dialoguer comme ça, en disant aux gens : je vous convoque demain, venez dialoguer. Ce n’est pas ça le dialogue. Quand on veut dialoguer, on ouvre un cadre de dialogue. Qui doit dialoguer avec qui ? Comment on fait ? Évidemment, le CNRD est connu comme l’élément N°1, l’organe d’orientation. Et c’est pour ça d’ailleurs que nous demandons à ce qu’on nous donne la composition des membres du CNRD », a dit Dr Fodé Oussou Fofana.

Mamadou Yaya  Petel Diallo Diallo pour Guineematin.com

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