Ecole « buissonnière » à Faranah : des élèves mis aux arrêts et conduits à la gendarmerie

Les autorités de Faranah vont en guerre contre les élèves qui sèchent les cours dans la commune urbaine. C’est dans cette dynamique que des élèves ont été mis aux arrêts par la gendarmerie aux alentours de leurs écoles pendant les heures de cours. Le maire Oumar Camara, initiateur de cette mesure radicale, s’est justifié au micro du correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est une décision du maire Oumar Camara suite à un constat très alarmant à Faranah. Depuis plusieurs années, les résultats des examens scolaires ne sont pas à la satisfaction générale. Parmi les mesures prises pour inverser la tendance, figure la chasse aux élèves qui font l’école buissonnière.

Dans la journée d’hier, jeudi 17 mars 2022, plusieurs élèves ont été interpellés et brièvement mis en garde à vue. Interrogé à ce sujet, Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah, a apporté des précisions.

Oumar Camara, maire de la commune Urbaine de Faranah

« Présentement les élèves ne rentrent pas en classe, et le constat de Faranah sur le plan national en matière de l’éducation, Faranah est relayé au dernier plan parce que les résultats des examens en font foi… Donc en commun accord avec l’APEAE, les différentes directions, la DSEE, nous avons discuté et cette fois ci nous avons demandé à la gendarmerie de nous aider. Donc, nous avons envisagé de prendre des dispositions idoines, demandé à la gendarmerie de faire les patrouilles à l’alentour des collèges et des lycées. Au-delà de 8 heures, tout élève qui sera à l’alentour de l’école, la gendarmerie va l’interpeller, parce que logiquement, ils quittent la maison pour aller étudier. S’ils ne sont pas en classe, ils sont à l’alentour des classes pour non seulement embêter ceux qui sont à l’intérieur des classes et aussi, ils sont là-bas pour leurs salles besognes, la majeure partie fume de la cigarette, des stupéfiants », a expliqué le maire.

Parlant des sanctions visant les élèves indélicats, le maire a parlé d’une garde à vue brève pour dissuader. « La sanction prévue, c’est de les interpeller. Vous savez, l’élève a peur de l’humiliation, même de se faire interpeller. Ils passent un petit temps en garde à vue à la gendarmerie. Pour nous, c’est une mesure dissuasive », a laissé entendre monsieur Camara.

Cette décision est aujourd’hui appréciée par bon nombre de parents d’élèves de la commune urbaine.

 De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel :620241513/660272707

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