Pita : le centre d’éducation à l’environnement et au développement en piteux état

Créé par le Décret 1997/PRG/SGG du 24 avril 1997 et rattaché au ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, le centre d’éducation à l’environnement et au développement (CEED) de Pita se trouve aujourd’hui dans un piteux état et exige une rénovation urgente, constaté un journaliste de Guineemtin.com qui a accompagné le ministre sur place.

En tournée dans les régions de la Moyenne Guinée depuis trois jours, le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, s’est rendu, vendredi dernier, 8 mars 2022, au centre d’éducation à l’environnement et au développement, situé à Kinkon, à 7 Km de la ville de Pita. L’objectif était de toucher du doigt les réalités de cette école.

Réfectoire du centre d’éducation à l’environnement et au développement (CEED) à Pita

Cette institution de formation professionnelle de type B à régime d’internat qui reçoit des titulaires du baccalauréat manque de tout. Des salles de classe aux dortoirs avec des matelas usés étalés à même le sol, en passant par le réfectoire, la cuisine et les sanitaires, tout est en ruine. A cela, viennent s’ajouter le sous-équipement en matériel didactique, le manque de moyens logistiques rendant difficile le déplacement des enseignants et des apprenants pour les sorties de terrain (le CEED est situé à 7 Km de la ville de Pita où résident les enseignants), un manque d’appui pour le renforcement des capacités des formateurs, un manque d’équipement et de médicaments pour l’infirmerie et l’inexistence d’unité informatique.

Cuisine du centre d’éducation à l’environnement et au développement (CEED) à Pita

D’après le directeur par intérim dudit centre, le doyen Chérif Diallo, le CEED a pour mission entre autres d’assurer la formation d’animateurs et animatrices en éducation à l’environnement et au développement, aider les individus et les groupes sociaux d’acquérir les compétences nécessaires à l’amélioration et à la protection de l’environnement, rechercher les moyens pour une meilleure prise en compte de l’éducation à l’environnement et au développement dans les programmes d’enseignement … « Nous avons remonté pas mal de rapports pour qu’on nous vienne en aide ; mais vous voyez la vétusté de cette école. Les images sont parlantes. On se réjouit de la visite du ministre et de l’annonce de la rénovation de cette école », a-t-il dit.

 

Cuisine du centre d’éducation à l’environnement et au développement (CEED) à Pita

Pour sa part, le ministre Alpha Bacar Barry a exprimé son amertume de voir des fils du pays étudier dans une telle école. « C’est un centre désolant. Désolant de voir que des enfants de la République étudient dans des telles conditions. Je pense que ce n’est pas digne d’une République. Un pays ne devrait pas laisser des gens dans un tel état de délabrement… Nous sommes ici pour faire le constat et dans les prochains jours voir comment aborder la question. Dans le budget national 2022, la rénovation du CEED de Pita a été validée. Ce qui est une excellente chose ; mais, cela aussi traduit la volonté des autorités, au premier chef le Président de la République, le Premier ministre et puis le département de l’enseignement technique de faire de formation une priorité. Et, pour que cela soit, il faudrait d’abord que les enfants étudient dans de très bonnes conditions, que les infrastructures soient attirantes pour que des jeunes puissent accepter de venir étudier dans ces écoles. C’est la seule école qui forme aux métiers de l’environnement au niveau du public. C’est une parfaite vision qui va en harmonie avec les politiques de développement global de notre pays. Si nous ne prenons pas cette école au sérieux, nous démentissons nous-mêmes quant à dire que nous sommes préoccupés par l’environnement », a fait savoir le ministre.

Centre d’éducation à l’environnement et au développement (CEED) de Pita

Dans les prochaines années, le ministre a promis l’ouverture d’autres filières dans cette école. « Dans cette école, on forme à des métiers d’éducateurs à l’environnement, à des métiers de la météorologie ; mais, dans les prochaines années, il ne s’agira pas d’investir seulement sur les infrastructures. Il faut aussi rénover les formations et les filières pour pouvoir ajouter d’autres thématiques de l’environnement et de l’écologie qui sont d’actualité. Nous sommes à deux pas du barrage de Kinkon. Si vous vous approchez du barrage, vous voyez le débit de l’eau, vous vous rendrez compte de l’importance de l’environnement », a-t-il.

Très touché par la souffrance des élèves, le ministre a décidé de prendre en charge, sur fonds propres, les frais d’études et de stage des quatre filles inscrites en 2ème année.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41 

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