Crise à l’UPG : la justice déclare irrecevable l’action engagée par Jacques Gbonimy contre Alfred Mathos

C’est une première victoire pour Me Jean Alfred Mathos dans le dossier judiciaire qui l’oppose au camp de Jacques Gbonimy. La justice a déclaré irrecevable l’action intentée contre lui par son adversaire, qui l’accuse d’usurpation de titre et de fonction, et faux et usage de faux. Le Tribunal de première instance de Dixinn a rendu cette décision ce lundi 28 mars 2022, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ouvert le 21 mars dernier, le procès opposant Jacques Gbonimy à Me Jean Alfred Mathos pour le contrôle de l’UPG (Union pour le progrès de la Guinée) devait se poursuivre ce lundi, 28 mars 2022, devant le Tribunal de première instance de Dixinn. Le premier (qui dit être le président légitime et légal de l’UPG), poursuit le second (qui se réclame également comme le président légitime et légal de la formation politique) pour des faits d’usurpation de titre et de fonction, et faux et usage de faux.

A l’ouverture de cette deuxième audience, le prévenu a comparu devant la juridiction. Mais, juste après qu’il ait décliné son identité, son avocat a soulevé une exception d’irrecevabilité de l’action. Maître Michel Tagbino a rappelé qu’en tant que notaire, maître Jean Alfred Mathos ne peut pas être jugé sans l’autorisation préalable du ministre de la justice, conformément à l’article 184 alinéa 3 de la loi du 18 février 1993, portant statut des notaires en République de Guinée.

Maître Michel Tagbino

« Maître Alfred Mathos a un statut. En sa qualité de notaire, il ne doit pas passer directement devant le tribunal sans une autorisation préalable du ministre de la justice, conformément à l’article 184 du statut de notariat », a souligné l’avocat. Après un débat houleux autour de cette question soulevée par la défense, le tribunal a accédé à la demande du camp de Me Alfred Mathos, en déclarant l’action engagée contre lui irrecevable. « Pour nous, c’est une victoire. Parce que c’est la forme qui commande le fond », a réagi Me Michel Tagbino.

Mais, la partie civile ne s’avoue vaincue. Me Koné Aimé Christophe Labilé, l’avocat de l’UPG de Jacques Gbonimy, annonce que son camp va remplir la formalité nécessaire pour que le procès puisse se tenir sur le fond.

Maître Christophe Koné Aimé Labillé, avocat

« Le tribunal a déclaré l’action irrecevable pour l’accomplissement d’une formalité, qui est liée à la qualité de la personne mise en cause. Et cette formalité n’est pas une montagne à déplacer. On va l’accomplir pour reprendre la citation et nous reviendrons devant le juge. Ce n’est pas l’action qui est recevable, mais la citation. Donc, on va accomplir la formalité, nous allons les citer à nouveau et nous allons débattre du fond de cette affaire », a fait savoir l’avocat.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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