TPI de Mafanco : Antoine Lamah à la barre pour avoir revendu deux concessions de son défunt père

Antoine Lamah est poursuivi par son frère Ignace Lamah et Mariam Pivi pour abus de confiance au tribunal de première instance de Mafanco. L’affaire porte sur la vente de deux concessions familiales après le décès de leur père. Le procès s’est ouvert ce lundi, 16 mai 2022, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, c’est après le décès de son père qu’Antoine Lamah a organisé un conseil de famille pour se faire désigner administrateur des biens que le défunt a laissé. C’est suite à cela qu’il est accusé d’avoir revendu, à l’insu des autres héritiers, deux concessions familiales, l’une située à Gomboya, relavant de la préfecture de Coyah, et l’autre à Conakry. La première vente a été faite à hauteur 150 millions GNF et la seconde à 240 millions GNF.

Ces opérations de vente, faites à l’insu de son frère, Ignace Lamah, valent à Antoine Lamah aujourd’hui d’être trimballé en justice. Ce dernier a reconnu les faits. Interrogé à la barre, Antoine Lamah explique avoir eu des problèmes qui l’ont poussé à revende les deux concessions.

« J’ai un frère qui est mentalement instable, alors j’ai décidé de le remplacer. On a fait un conseil de famille et j’ai été choisi comme administrateur des biens laissés par notre père. C’est ainsi que j’ai vendu la première concession. Mais après la vente, les acheteurs sont venus pour consigner les lieux pour que ma marâtre puisse sortir… Le seul problème que j’ai fait, c’est d’avoir vendu la concession sans le consentement de mon frère », a dit Antoine Lamah.

Par ailleurs, Antoine Lamah a expliqué avoir entamé des travaux de construction d’une maison à Coyah, exécutés entre 70 et 80%. Il a promis de la revendre pour rembourser les montants dus.

À sa suite, son avocat a sollicité la remise en liberté d’Antoine Lamah qui est malade, selon lui. « Comme vous pouvez le voir, mon client est malade. Donc, il ne peut pas rester longtemps en prison », a-t-il laissé entendre.

La représentante du ministère public a pour sa part estimé que le prévenu ne présente aucune garantie de représentativité pour qu’il soit mis en liberté. « Je vous demande M. le président de maintenir le prévenu en détention parce qu’il ne présente aucune garantie de représentation… ».

Dans la foulée, le président du tribunal a rejeté la demande de liberté sollicitée par l’avocat de la défense avant de renvoyer le dossier au 30 mai 2022 pour la comparution de la partie civile.

Mamadou Yaya Pétel Diallo pour Guineematin.com

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