Conakry : ouverture du forum africain de l’efficacité énergétique et du développement durable

Prévu pour trois jours à Conakry, le forum africain de l’efficacité énergétique et du développement durable a été lancé ce mercredi, 25 mai 2022, par l’association des entrepreneurs d’électricité en Guinée (AEEG). Ce forum réunit une vingtaine d’entreprises africaines évoluant dans le domaine de l’énergie sur le continent. Et, il a pour but de permettre aux participants d’échanger autour de « l’électrification de l’Afrique par les africains », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre d’échange et de partage d’expériences sur l’efficacité énergétique et le développement durable en Afrique se tiendra du 25 au 27 mai 2022 dans la capitale guinéenne. Et, elle offre aux participants des opportunités de partenariats afin de faire face aux nombreux défis que pose l’électrification du continent. Il est d’ailleurs prévu, au cours de ce forum, la « signature d’une convention cadre » entre l’AEEG et la FENELEC (fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables).

Mamady Kaba, président de l’association des entrepreneurs d’électricité en Guinée (AEEG)

« Nous cherchons à tisser de bonnes relations avec les autres pays africains. On est entré dans la CAFELEC (confédération africaine d’électricité) qui compte 13 pays dont le Maroc. Le Maroc est en avance par rapport aux autres pays membres dans l’électrification. Il est à 100% d’électrification et nous, nous sommes à 40 ou 50%. Donc, nous souhaitons prendre des exemples et le modèle marocain pour réaliser cela en Guinée », a dit Mamady Kaba, président de l’association des entrepreneurs d’électricité en Guinée (AEEG).

Pour Mohamed Zegzouti, représentant du président de la FENELEC, l’électrification de l’Afrique est un impératif humain. Et, le partage d’expériences entre les entreprises du continent est un immense atout pour sortir de l’obscurité.

Mohamed Zegzouti, représentant du président de la FENELEC

« Nous sommes là pour partager l’expérience marocaine avec nos frères guinéens. Cette expertise inclura la fabrication de câbles, de transformateurs, de poteaux en passant par l’installation, le transport, la distribution d’énergie. Tout besoin de formation ou en matériel électrique est disponible au Maroc avec la qualité et les normes internationales. Même avec la plus grande pénurie que connaît le monde maintenant en terme de matières premières et au niveau des équipements de transport et l’augmentation vertigineuse de ce dernier, nous la FENELEC, avec plus de 600 entreprises, nous avons électrifié notre pays à 100% grâce au programme d’électrification lancé depuis les années 1990. La réalité est que l’accès universelle à l’électricité maintenant est un must, parce qu’électrifier notre Afrique est un impératif humain avant qu’il ne soit financier », a indiqué Mohamed Zegzouti.

Présent à cette rencontre panafricaine, Moh Kassé, vice-président de la confédération africaine de l’électricité (CAFELEC), espère que le forum va permettre aux associations dans les différents pays du continent de mutualiser les ressources afin de résoudre les difficultés liées à l’accès à l’électricité.

Moh Kassé, vice-président de la confédération africaine de l’électricité (CAFELEC)

« Nous sommes partis avec quelques pays, aujourd’hui on est 12. Et, cette confédération doit nous permettre d’améliorer nos ressources au niveau de chaque pays, aider les entreprises locales à rendre l’électricité accessible. Ceci est d’autant plus important que nous avons traversé une période très difficile avec la Covid19 qui a montré quand-même toutes les limites de notre capacité de résilience dans nos pays. Parce que nous sommes très dépendants. Cela doit changer ; et, ça ne peut changer qu’à travers une approche inclusive qui associerait toutes les capacités au niveau local des pays concernés, aidés en cela par les autres pays qui sont autour, qui sont en Afrique et qui ont des expertises avérées dans le domaine de l’électricité. Mais, ceci est valable aussi dans d’autres secteurs d’activité. C’est nécessaire qu’on puisse se tendre les mains à travers certaines passerelles qu’on puisse s’entraider pour régler ces problèmes définitivement. Aujourd’hui, le Covid a beaucoup perturbé nos pays et s’y ajoutent les problèmes au niveau de l’Ukraine qui ont perturbé fortement les économies de nos pays. Et, si on ne fait pas le nécessaire, nous risquons toujours de subir et de continuer à subir. Nous allons vers une zone de libre échange continental. Je pense qu’il est important au niveau de chaque pays qu’on essaie de voir comment aider chaque entité au niveau de ces pays-là à mettre sur la place leurs produits, bien-sûr en allant vers un avantage comparatif, voir un peu ce que chacun peut faire mieux que l’autre pour qu’on puisse avoir des labels made in Africa qui soient acceptables et qui pourraient se défendre par rapport à tous les autres produits qui nous viendraient d’ailleurs et qui pourra accélérer un peu l’accès à l’électricité au niveau de l’Afrique », a dit Moh Kassé.

Mamadou Yahya Petel Diallo pour Guineematin.com

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