Banora (Dinguiraye) : 25 acteurs locaux outillés par l’AGT sur la gestion des marches du FODEL

L’Association guinéenne pour la transparence (AGT) poursuit son appui aux communautés de la commune rurale de Banora, dans la préfecture de Dinguiraye. Elle vient de renforcer les capacités de 25 acteurs locaux sur les mécanismes, outils de collecte, d’octroi et de gestion des marchés du FODEL (Fonds de développement économique local). Cet atelier s’inscrit dans le cadre des activités de pérennisation des acquis du projet NRGI-GIZ GRSE de suivi citoyen de la gestion du FODEL à Banora.

C’est la deuxième session de formation organisée dans la même semaine par l’Association guinéenne pour la transparence (AGT), avec l’appui de ses partenaires, dans la sous-préfecture de Banora. Il a mobilisé 25 acteurs locaux, issus du conseil communal de Banora, du comité de suivi des projets FODEL, du cadre de concertation et de dialogue, des structures de jeunes et de femmes ainsi que de la société civile. Pendant deux jours (les 6 et 7 juin 2022), les participants ont échangé avec les facilitateurs sur plusieurs thématiques.

Il s’agit du manuel des procédures du FODEL (Introduction-illustrations du CAGF-Organigramme de fonctionnement) ; de la procédure de mise en place du Comité local de suivi des projets FODEL (CSPF) ; des procédures d’appui du CAGF dans le choix des projets dans les collectivités ; des procédures de passation des marchés, d’acquisition des travaux, biens et services sur les ressources du FODEL ; des procédures de suivi de l’exécution et du transfert des projets aux collectivités ; et des procédures de gestion des missions de suivi, d’évaluation et de contrôle des projets. Les organisateurs ont rappelé aussi les notions du suivi citoyen de la gestion du FODEL et les techniques du plaidoyer.

Selon Oumar Kana Diallo, le président de l’Association guinéenne pour la transparence (AGT), l’objectif est d’aider ces acteurs locaux notamment à qualifier la gestion du FODEL. « Nous avons voulu éveiller leur conscience afin de les amener à s’intéresser à la gestion du FODEL, qualifier cette gestion, pour que tous les processus de passation des marchés se passent comme prévu au niveau du code des marchés publics. Et aussi, emmener les élus locaux à rendre compte de leur gestion et les accompagner dans cette gestion. Mais également, intéresser surtout les jeunes et les femmes pour qu’ils puissent avoir des projets bancables.

Parce que, par le passé, nous avons constaté que certains ont gagné des marchés, mais ils étaient dans l’impossibilité de mettre en œuvre ces marchés. Par exemple, il y a un groupement qui a gagné un financement, mais ses membres ne pouvaient pas faire ce qu’ils avaient prévu. Donc, ils ont donné l’argent à crédit à des commerçants, tout en demandant des intérêts pour chaque mois. Parce que l’argent qu’on donne aux gens, ce n’est pas un don, c’est à rembourser après. On n’a pas d’intérêt à payer, mais on doit restituer le fonds. Donc, beaucoup se trouvaient dans ces difficultés, il y a même des groupements qui se sont disloqués à cause de ça. Parce qu’ils ont investi l’argent quelque part, ça n’a pas donné, et on leur a demandé de payer », a-t-il indiqué.

A l’issue des travaux, les participants ont exprimé une grande satisfaction par rapport aux connaissances acquises. Ils ont promis de faire la restitution au niveau de leurs structures d’origine et d’en faire bon usage pour l’atteinte des objectifs visés. Un plan d’action a également été élaboré pour accompagner ces acteurs locaux pendant les six prochains mois dans le cadre du renforcement de leurs capacités sur des questions de montage et de gestion de projets.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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