Conakry : fin de la 5ème session de formation des avocats guinéens

Sur initiative du barreau de Guinée et de l’association Afrique droit, les avocats guinéens viennent de suivre une formation de cinq (5) jours à Conakry. Cette formation vise à renforcer les capacités des participants sur le métier d’avocat afin de leur permettre de mieux exercer. Ladite formation a été clôturée hier, vendredi 10 juin 2022, sur une note de satisfaction de l’ensemble des parties. Tous (organisateurs, formateurs et participants) s’accordent à dire que les débats ont été enrichissants, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Cette formation s’est déroulée du 06 au 10 juin 2022. Et, au cours de cette rencontre de partage d’expériences, des formateurs français et guinéens ont échangé avec les avocats guinéens autour des pratiques de la profession d’avocat en Guinée et en France. Ils ont abordé plusieurs thèmes dont la responsabilité civile professionnelle des avocats et l’assurance professionnelle, les principes directeurs du procès pénal et la gestion de cabinet.

A la clôture de cette rencontre, Me Djibril Kouyaté, président du Conseil de l’ordre national des avocats de Guinée, s’est réjoui des résultats obtenus et des recommandations formulées pour permettre à la Guinée d’avoir une justice de qualité.

Me Djibril Kouyaté, président du Conseil de l’ordre national des avocats de Guinée

« Tout au long de ces cinq jours, nous avons échangé sur notre profession et ses pratiques. Ces débats, oh combien enrichissants, nous ont permis de lever les points d’ombre dans l’exercice de nos différentes activités juridiques et judiciaires. Nous avons beaucoup discuté, quoi de plus normal, parce que le métier d’avocat est avant tout un métier d’écoute. Et, vous l’avez prouvé tout au long de cette session de formation. Je me réjouis des résultats obtenus et des recommandations qui nous permettront, d’une part, de nous améliorer ; et, d’autre part, de contribuer efficacement, en tant qu’auxiliaires de justice, à l’essor d’une justice de qualité gage de paix et facteur de développement d’un pays. Nous avons appris beaucoup de choses, nous nous sommes remis en cause. Les renseignements reçus doivent nous guider tous les jours dans l’exercice de notre profession. Maintenant, place à la pratique, convaincus que nous sommes plus aguerris que par le passé », a dit Me Djibril Kouyaté.

De son côté, Me Philippe Mialet, membre de l’association Afrique droit et formateur à cette rencontre, a laissé entendre que la formation continue conditionne l’avenir de la profession d’avocat.

Me Philippe Mialet, ancien bâtonnier d’Essonne

« Cette formation continue en Guinée, comme en France, ne s’acquiert pas sur les bancs de la faculté. Elle ne peut être que celle qui résulte d’expérience et de confrontation permanente, à commencer avec soi-même dans les moments de solitude et parfois de découragement. C’est celle du travail acharné sur le dossier, du stress de l’audience, de la conviction du juge qu’il faut conquérir. C’est encore celle qui apporte ces grands moments de bonheur donnant le sentiment de travail bien fait, mais surtout d’avoir été utile à son client et à la société toute entière. À n’en pas douter, la formation continue de l’avocat conditionne l’avenir de notre profession. Car, il faut bien garder à l’esprit que la compétence est la condition indispensable du développement de la clientèle ; et, au-delà, de l’existence même de l’avocat indépendant », a indiqué Me Philippe Mialet.

Très ravie de la qualité de cette formation, Me Halimatou Camara, avocate au barreau de Guinée, a indiqué qu’un avocat bien formé devient une vigie des libertés.

Maître Halimatou Camara, avocate au barreau de Guinée

« Cette formation est la bienvenue, d’autant plus qu’en matière de pratiques je pense qu’en Guinée on est pas le meilleur exemple. Donc, il va falloir qu’on améliore nos pratiques. Ce n’est pas du mimétisme, mais c’est vraiment l’amélioration de nos pratiques pour que la profession soit exercée de façon beaucoup plus professionnelle. Qu’on puisse faire en sorte que l’avocat devienne un acteur majeur de la chaîne pénale, un acteur majeur de la justice qui puisse apporter des changements positifs. Alors, il est clairement important qu’un avocat qui est bien formé devient une vigie des libertés. Et ça, c’est extrêmement important dans notre pays qui, depuis bien longtemps, n’est pas non plus un exemple d’État de droit. Donc, il faut travailler tous ces facteurs-là ; et, lorsqu’un avocat est bien formé, c’est sûr qu’il devient une vigie des libertés », a dit Me Halimatou Camara.

Pour sa part, Irène Marie Hadjimalis, secrétaire générale du ministère de la justice et des droits de l’homme, a rendu hommage à l’ensemble des acteurs qui ont pris part à cette session de formation. Elle a aussi émis l’espoir de voir ce séminaire impacter positivement sur l’exercice de la profession d’avocat en Guinée.

Mme Irène Marie Hadjimalis, secrétaire générale du ministère de la Justice

« Je voudrais rendre un hommage appuyé aux avocats de l’association Afrique droit et ceux du barreau de Guinée qui n’ont ménagé aucun effort pour garantir une organisation appréciable du présent séminaire. Je tiens à féliciter tous les participants à ce séminaire pour leur contribution active et mutuellement enrichissante. J’ose donc espérer que ce séminaire aura un impact positif sur l’exercice de la profession d’avocat en Guinée. Ce qui devrait se traduire par une meilleure participation des avocats à l’œuvre de justice », a-t-elle indiqué.

Mamadou Yahya Petel Diallo pour Guineematin.com

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