Tracasserie policière à Kourémalé : le président du syndicat des transporteurs de Siguiri tire la sonnette d’alarme

A la faveur d’un point de presse hier, samedi 11 juin 2022, Mandèn Bakari Magassouba, le président du syndicat des transporteurs de Siguiri, a dénoncé les tracasseries policières dont les transporteurs et les commerçants guinéens sont victimes à Kourémalé, à la frontière Guinée-Mali. Il assure que le casse tête est surtout du côté guinéen où les agents (policiers et gendarmes) ne reconnaissent pas les cartes d’identité guinéennes et font payer 500 000 francs guinéens à chaque passager, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Selon le président du syndicat des transporteurs de Siguiri, « c’est un malheur d’être Guinéen » à la frontière Guinée-Mali à Kourémalé. Les tracasseries sont tellement épouvantables que les commerçants guinéens qui traversent cette frontière préfèrent prendre la carte d’identité malienne pour tenter d’échapper à la hargne des agents guinéens avides d’argent.

Manden Bakari Magassouba, président de syndicats  des  transporteurs de Siguiri

« Depuis 2009, nos passagers souffrent, surtout nos clients  commerçants. Ils quittent le matin ici (Siguiri) pour Bamako où ils vont faire leurs achats pour revenir le soir. Mais, quand tu es détenteur d’une carte d’identité guinéenne, c’est une descente aux enfers. Arrivé chez les gendarmes guinéens, tu présente ta carte d’identité guinéenne, tu passes 500000 francs guinéens à la police. Une fois du côté malien, les agents malins libèrent les citoyens malins sans leur faire payer de l’argent. Et, les guinéens payent 4000 francs CFA soit 80 000 francs guinéens à chaque barrage. Le mal, nos agents, c’est-à-dire les policiers et  gendarmes guinéens ne reconnaissent pas nos cartes d’identité ; et, les malins nous font payer de l’argent. C’est pourquoi, comme être guinéen est un malheur, nos passagers préfèrent prendre la carte d’identité malienne. Nous avons informé les autorités à tous les niveaux, mais rien. Nous avons écrit aux différents ministres qui se sont succédé depuis 2009, mais rien. Quand l’actuel ministre des transports était là, on a parlé de la même chose. Mais, nous attendons ce dernier aussi », a indiqué Mandèn  Bakari  Magassouba.

De Siguiri, Bérété  Lancéï  Condé  pour  Guineematin.com

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