Lutte contre la grippe aviaire à Kindia : la FAO forme des aviculteurs pour freiner la propagation du virus

Depuis avril 2022, les préfectures de Dubréka et de Coyah, en Basse Guinée, sont frappées par la grippe aviaire. Pour épargner les préfectures non touchées par le virus, le Gouvernement Guinéen, la FAO et leurs partenaires ont déployé des mesures de contrôle et de prévention. Il s’agit de la formation des aviculteurs et autres acteurs de la chaine des valeurs volaille sur la biosecurite les 02 et 03 juillet à Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’objectif de cette formation est de contribuer au renforcement de la biosécurité le long de la chaine des valeurs avicoles, en vue de limiter la propagation des virus de l’influenza aviaire. Dans le discours de clôture, le Chef d’équipe FAO-ECTAD GUINEE, Docteur Mamadou Racine N’Diaye, est revenu sur le nombre de bénéficiaires et sur l’importance de ces séries de formations.

Dans le discours de clôture, le Chef d’équipe FAO-ECTAD GUINEE, Docteur Mamadou Racine N’Diaye, est revenu sur le nombre de bénéficiaires et sur l’importance de ces séries de formations.

Dr Mamadou Racine N’Diaye, Chef d’équipe FAO-ECTAD Guinée

« C’est avec un réel plaisir que je prends la parole, au nom de Monsieur Gualbert Gbehounou, Représentant de la FAO en Guinée, à l’occasion de la cérémonie de clôture de la formation des acteurs de la chaîne des valeurs volailles des zones non touchées par l’épidémie de Grippe Aviaire qui sévit dans certaines localités des Préfectures de Coyah et de Forécariah depuis le mois d’avril 2022. La formation qui s’achève aujourd’hui s’est déroulée en trois session, organisées à Labé, Mamou et Kindia, respectivement pour 33, 46 et 50 acteurs de la chaîne de valeurs volailles venant des préfectures à risque très élevé et élevé. Ce sont donc au total 129 personnes qui ont bénéficié des notions pertinentes d’hygiène et de salubrité à appliquer scrupuleusement dans l’exercice de leurs fonctions en relation avec la volaille dans les fermes, les marchés, pendant le transport des poulets, de leurs aliments ».

Selon Docteur Racine N’Diaye, Cet appui se poursuit en vue de contrôler l’épidémie et aider la Guinée à recouvrer son statut de pays indemne de grippe aviaire. « Dès la phase d’alerte, la FAO, en conformité avec sa vocation, s’est mobilisée au côté du ministère de l’agriculture et de l’élevage pour l’accompagner dans les différentes activités ayant conduit à la confirmation de la maladie. Cet appui se poursuit en vue de contrôler l’épidémie et aider la Guinée à recouvrer son statut de pays indemne de grippe aviaire. C’est dans ce cadre qu’un certain nombre d’activités ont déjà été réalisées conjointement avec la Direction Nationale des Services Vétérinaires dont entre autres : des missions d’investigations; l’envoi des échantillons pour la confirmation de la maladie ; une mission d’urgence d’analyse des risques de propagation conduite par des experts du bureau régional de la FAO et la coordination régionale de la FAO-ECTAD ; l’information-sensibilisation des acteurs de la chaîne de valeur sur les mesures de prévention et de lutte… ».

Cissé Fanta, technicienne avicole à Kindia

Cissé Fanta, technicienne avicole et participante à la rencontre, jubile. « Nous avons pu connaître ces deux jours comment stopper la maladie et éviter sa propagation. Donc, à partir de la minute, nous allons prendre nos dispositions pour ne pas que la grippe aviaire entre dans nos fermes en appliquant les mesures de biosécurité. Vraiment, c’est une fierté pour moi d’être parmi les 50 personnes qui ont suivi cette formation ».

Pour Halimatou Cirandou Diallo, Directrice Nationale des de l’Alimentation et des Productions Animales au ministre de l’agriculture et de l’élevage, il est indispensable que les aviculteurs comprennent comment prévenir l’introduction et la propagation de l’épidémie.

Halimatou Cirandou Diallo, Directrice Nationale des de l’Alimentation et des Productions Animales au ministre de l’agriculture et de l’élevage

« Pour limiter les risques d’introduction et de propagation de la grippe aviaire dans les exploitations avicoles et les risques d’exposition de l’être humain au virus, la FAO et ses partenaires ont progressivement renforcés les mesures de biosécurité dans les fermes, en formant les aviculteurs et informer les éleveurs où la maladie n’existe pas d’abord, et prennent toutes les dispositions de biosécurité dans les différentes fermes et ceci dans l’objectif de bloquer le virus qui peut se faire à-travers le transport des alvéoles, de la viande, des échanges et les différents mouvements qui s’effectuent entre les différentes préfectures ».

François Ifono, conseiller chargé de mission et représentant le ministre de l’agriculture et de l’élevage

En présidant la cérémonie de clôture, le conseiller chargé de mission et représentant le ministre de l’agriculture et de l’élevage, François Ifono, souligne. « Pour préparer la riposte, le ministère de l’agriculture et de l’élevage en collaboration avec les partenaires techniques et financiers a élaboré un plan d’action en vue de stopper la maladie et d’éviter sa propagation à l’intérieur de notre pays. C’est dans le cadre de la mise en œuvre d’une partie de ce plan d’action que la FAO, en plus d’autres actions non moins importante, a bien voulu organiser cette série de formations à l’intention des acteurs de la filière avicole afin de leur permettre d’observer et de mettre en place des mesures de biosécurité au niveau des fermes avicoles et marchés de volailles. Au nom de mon ministre, mes remerciements vont donc à tous les partenaires techniques et financiers pour l’appui constant qu’ils ne cessent d’apporter à notre pays. Et particulièrement à la FAO pour l’accompagnement technique apporté au ministère de l’agriculture et de l’élevage depuis la suspicion jusqu’à la confirmation et la déclaration de la grippe aviaire dans notre pays », dit-il.

La FAO et les pouvoirs publics interviennent auprès des aviculteurs, en diffusant des messages pour les sensibiliser à la nécessité d’acheter uniquement de la volaille dont l’origine est connue et d’adopter des pratiques d’élevage ne présentant aucun risque ainsi que des mesures de biosécurité appropriées.

Après la phase théorique avec des présentations PowerPoint, la formation s’est soldée par une phase pratique sur paillasse, dans une ferme située au quartier Bamban, dans la commune urbaine de Kindia.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628516951

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