Conakry : les ONGs de défense des droits des personnes vulnérables s’approprient du plan d’actions prioritaires du ministère de la promotion féminine

Le ministère de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables a organisé à ce mercredi, 6 juillet 2022, une réunion de concertation sur son plan d’actions prioritaires. Cette démarche inclusive regroupe les personnes handicapées, les personnes atteintes d’albinisme et les personnes âgées. Elle vise à partager le contenu du plan d’actions prioritaires dudit ministère et à recueillir l’avis des organisations intervenant dans le domaine de la valorisation des droits des personnes handicapées afin d’améliorer leur prise en charge, a appris Guinéematin.com à travers un de ses reporters.

La rencontre s’est tenue dans un complexe hôtelier à Conakry. Et, selon Aïcha Nanette Conté, ministre de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables, elle s’inscrit dans le même cadre que la récente immersion gouvernementale à l’intérieur du pays. Cette rencontre de concertation consiste également à prendre en compte les avis de tous les acteurs afin d’avoir un plan d’actions crédibles.

Aïcha Nanette Conté, ministre de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables

« C’est une façon pour nous, au niveau du département, de faire la restitution du constat de l’immersion, mais également de partager les propositions d’actions prioritaires que nous avons eu à élaborer à Kindia. La rencontre de Kindia a été mise à profit pour que tous les directeurs généraux et nationaux du département se retrouvent pour mettre en route un document de programme. Ce document qui est aujourd’hui fini et qui va être restitué aux bénéficiaires pour savoir : est-ce qu’ils se retrouvent dans ce que nous avons mis, est-ce que nous prenons en compte leurs besoins, avant de passer à sa mise en œuvre. Nous souhaitons que ce travail se passe dans de bonnes conditions. Cette journée de partage est aussi un début de collaboration franche entre eux bénéficiaires et nous mandants de l’État et également les partenaires qui nous accompagnent pour qu’on ne puisse plus dire voici les handicapés ou des albinos qui sont dans la rue, des personnes âgées qui veulent grever par-là. C’est parce que nous ne sommes pas ensemble, c’est parce qu’ils n’ont pas compris ce que nous sommes en train de faire. Depuis que nous somme là, en tant que gouvernement de la Transition, beaucoup de choses sont en train d’être faites. Donc, si nous partageons tout ceci ensemble, je pense que personne ne sera lésé », a dit Aïcha Nanette Conté.

De son côté, Mohamed Diaby, directeur national des personnes vulnérables au ministère de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables, a rassuré que la mise en œuvre de ce plan d’actions a commencé sur le terrain dans l’intérêt exclusif de toutes ces personnes vulnérables.

Mohamed Diaby, directeur national des personnes vulnérables

« Nous sommes en rencontre avec les organisations intervenant dans le domaine de la valorisation des droits des personnes handicapées à l’effet de partager avec elles le contenu du plan d’actions prioritaires que le ministère a élaboré dans la période allant de juillet 2022 à décembre 2024. Nous partons du principe que l’inclusion doit servir de cadre d’intervention. Et, qui dit inclusion dit prise en compte des avis, des observations, mais aussi des amendements et critiques des partenaires. Dans le domaine du handicap, les organisations de la société civile sont les meilleurs partenaires, parce qu’elles ont la possibilité de véhiculer le message de l’État auprès des bénéficiaires directs que sont les personnes vulnérables. Notre rôle, c’est de les intéresser à ce que nous sommes en train de faire. Elles émettront des propositions qui seront intégrées dans le plan d’actions qui a été proposé par le département. La mise en œuvre a déjà commencé ; et, elle va se poursuivre jusqu’à la fin de l’année au profit des personnes handicapées, des personnes atteintes d’albinisme et des personnes âgées », a indiqué Mohamed Diaby.

Pour sa part, Mamoudou Yabara Camara, président de l’association des personnes handicapées de Boké et participant à ce cadre de concertation, a exprimé sa satisfaction sur cette démarche inclusive du département de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables. Cet enseignant en situation de handicap a aussi sollicité l’application des conventions auxquelles la Guinée a souscrit dans le cadre de la promotion et la protection des personnes handicapées.

Mamoudou Yaraba Camara, président de l’association des personnes handicapées de Boké

« À travers cette rencontre, nous avons su que le gouvernement guinéen a une préoccupation majeure, celle de faire en sorte que la société guinéenne soit une société inclusive débarrassée de toute discrimination et différenciation basée sur le handicap. Nous avons eu en face une ministre qui maitrise bien la situation et qui a déclaré qu’elle va mettre plus de 90% des ressources de son département pour faire en sorte que l’inclusion sociale des personnes handicapées soit désormais une réalité dans notre pays. Nous avons proposé de faire en sorte que les lois et textes relatifs à la gestion des personnes handicapées soient vulgarisés et appliqués, puisque notre pays a ratifié la convention des droits des personnes handicapées depuis le 8 février 2008. Ensuite, il y a la loi L021 portant promotion et protection des personnes handicapées. Mais, en réalité, ces dispositions réglementaires ne sont pas connues et ne sont pas appliquées jusqu’à date. Donc, nous sollicitons à ce que toutes ces lois et conventions que la Guinée a ratifiées soient appliquées dans l’intérêt supérieur de cette couche vulnérable », a dit Mamoudou Yabara Camara.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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