Fête de Tabaski à Mamou : les échecs scolaires de cette année au cœur du sermon d’Elhadj Baba Abdoulaye Barry

Comme annoncé précédemment, les fidèles musulmans de Guinée ont célébré ce samedi, 09 juillet 2022, la fête de Tabaski ou l’Aïd El Kebir. Dans la préfecture de Mamou, plusieurs lieux de prières ont été choisis par les autorités pour la grande prière. Au quartier Telico, c’est au secteur Gadha Mangui que les fidèles se sont rassemblés pour cette prière de fête dirigée par Elhadj Baba Abdoulaye Barry ‘’Pellal’’, imam à la mosquée de Tambassa. Et, dans son sermon, ce guide religieux est revenu sur les « échecs » enregistrés cette année dans la ville carrefour. Il a aussi prévenu contre les dangers de l’ignorance sur l’avenir de la Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Très tôt le matin, la gigantesque place de Gadha Mangui a été prise d’assaut par des citoyens venus des hameaux de Djébédara, Hamdallahi, Roumirgo, Feto, Gadha Djéigounko, Djoungol, Biro et Bhawo Fello. Ils étaient tous parés de très beaux habits. Et, à 11 heures, l’imam qui va officier la prière, Elhadj Baba Abdoulaye Barry ‘’Pellal’’, a fait son apparition. Il était en compagnie d’une modeste délégation composée de membres de la ligue islamique communale et de certains sages de la localité.

Après la prière, Elhadj Baba Abdoulaye Barry Pellal s’est employé à dérouler son sermon. Un sermon dans lequel ce guide religieux a évoqué les douloureux échecs enregistrés cette année aux examens nationaux dans la préfecture de Mamou.

Elhadj Baba Abdoulaye Barry Pellal

« Cette fois-ci, beaucoup de nos enfants ont échoué pendant les examens. Certaines écoles n’ont aucun admis et d’autres n’ont qu’un ou deux. Les élèves ont négligés cette année, les enseignants aussi. Beaucoup d’établissements n’ont pas aussi d’enseignants. L’État doit recruter et réformer les enseignants. Seul le savoir peut rehausser une nation. Et, l’ignorance est le pire des maux. Si un jour nos dirigeants sont des ignorants, quel  serait l’avenir de  notre pays ? Le niveau de nos enfants est très bas. Si ça continue comme ça, beaucoup vont abandonner les études. Battons nous et encourageons nos enfants. La formation de nos enfants vaut mieux de construire des étages et d’autres infrastructures. L’ignorance est une maladie très dangereuse pour une nation. Nous devons tous travailler pour rehausser l’éducation ; sinon, nous serons toujours en arrière. Tous les pays qui se sont développés ont priorisé l’éducation. Le capital de tous les capitaux est le capital humain », a dit Elhadj Baba Abdoulaye Barry Pellal.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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