La Guinée, l’Afrique et l’AIPS : Par Amadou Diouldé Diallo

C’est au congrès de 1951 (au Luxembourg) que l’Afrique va avoir ses premiers contacts avec l’AIPS, à travers l’Égypte dont le ministre des sports prendra part aux travaux. En 1968, le Zaïrois Tshimpupu Wa Tshimpupu (actuel RD Congo) sera élu membre du comité exécutif de l’AIPS au congrès de Dubrovnik en Yougoslavie. 

L’idée de créer une union regroupant les journalistes sportifs africains s’est développée aux jeux olympiques de Mexico et à la CAN en Éthiopie en 1968. Cette idée se concrétisera deux ans plus tard à Khartoum (au Soudan), à la faveur de la CAN. Le Zaïrois, Tshimpupu Wa Tshimpupu, le Congolais de Brazzaville, Jean Gilbert Foutou, les Ivoiriens, Thiam Belafonte et Eugène Kacou, l’Éthiopien Fekrou Kidane et les Guinéens Boubacar Kanté et Pathe Diallo vont créer l’UJSA(union des journalistes sportifs africains). Tshimpupu va être porté à la tête de la nouvelle union dont les textes constitutifs furent rédigés par Pathé Diallo. 

Après Khartoum, des associations nationales de la presse sportive vont voir le jour dans plusieurs pays africains. Elles vont s’affilier à l’AIPS avec à la clé une reconnaissance internationale qui va favoriser une meilleure connaissance des problèmes du continent et une intégration dans les structures de décisions de la presse sportive à l’échelle internationale. La participation des délégués africains aux congrès de l’AIPS va être remarquable, à tel point que le continent va obtenir deux places au comité exécutif et un membre de droit en la personne du président de la section continentale qui a pris la dénomination de AIPS/Afrique. 

Le Secrétariat Général va même être exercé par la Kényane, Evelyne Watta. Sur cette belle lancée, et ce grâce à la diplomatie active des Zaïrois Tshimpupu, Kasonga Tshilude, Kabala Munanbuyi, l’Éthiopien Fekrou Kidane, le Congolais de Brazzaville, Robert Steph Malonga, les Guinéens Pathé Diallo et Ckeik Fantamady Condé, le congrès de l’AIPS de 1988 va se tenir à Kinshasa. Une première pour le continent qui va abriter aussi celui de 2005 à Marrakech (au Maroc) avec l’espoir que ce ne sera pas le dernier. 

Le même espoir que nourrissent les journalistes sportifs africains, de présider un jour aux destinées de l’AIPS car à date, les 7 présidents qui se sont succédé à la tête de l’association sont tous européens. 

Aujourd’hui, l’AIPS/Afrique est présidée par le Nigerian Mitchell Obi, qui a remplacé le Marocain Belaid Bouimid. Son siège est à Casablanca. Comme on le sait, la Guinée est membre fondateur de l’union des journalistes sportifs africains, et est le seul pays à ce jour, à en avoir assuré la présidence deux fois de suite ! Le doyen Pathé Diallo (de 1978 à 1982) et Ckeick Fantamady Condé (de 1982 à 1986). Notre pays assure la vice-présidence de l’AIPS/Afrique depuis 2005.

Après une présence de qualité aux différents congrès comme celui de la ville Allemande de Baden Baden en 1980, dont l’honorable Kabiné Kouyaté fut une des vedettes au point qu’on lui donna le surnom « Baden Baden », avec le doyen Pathé Diallo, Boubacar Kanté, Gaoussou Diaby et Ckeik Fantamady Condé, le drapeau guinéen a toujours flotté au mât des 166 pays membres de l’association internationale de la presse sportive. 

 

En effet l’association nationale de la presse sportive prend part à tous les congrès, s’acquitte de ses cotisations et paye les cartes de presse AIPS non seulement pour ses membres, mais aussi pour l’ensemble des hommes et femmes du métier. 

C’est le lieu et le moment de rendre des hommages appuyés à nos illustres devanciers dont la compétence, le charisme et l’élégance ont fait du journalisme sportif, un art. Par la qualité de leur verbe et de leur verve, ils ont su pousser les sportifs guinéens au dépassement dans la conquête des médailles et des trophées dans toutes les arènes du monde. Leur passé a enrichi le présent pour un avenir radieux qui sera porté par les nouvelles générations. 

À préciser que le 84e congrès de l’AIPS se tiendra du 2 au 6 octobre prochain à Rome (en Italie), à deux petites années d’un centenaire très attendu, et qui va être fêté avec faste. 

Par Amadou Diouldé Diallo, Journaliste-historien 

Vice-président l’AIPS/Afrique

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