Conakry Terminal classé premier en Afrique de l’Ouest : « c’est un résultat qui rend hommage à nos efforts »

Conakry Terminal, filiale de Bolloré Ports, a été distingué cette année par la Banque mondiale. Le port conteneur de Conakry a été classé comme étant le plus performant en Afrique de l’Ouest. Une nouvelle accueillie avec beaucoup de joie par les responsables de l’entreprise, qui ont animé un point de presse de jeudi, 14 juillet 2022, pour parler de ce résultat honorable. Selon Emmanuel Masson, le directeur de Conakry Terminal, cette distinction est le fruit des efforts fournis au cours des dix dernières années au port de Conakry.

Emmanuel Masson, Directeur Général de Conakry Terminal

« Si on a tenu à se voir aujourd’hui, c’est d’abord et avant tout pour faire un rappel historique, mais surtout partager avec vous la fierté qu’on a d’avoir été classé par le conteneur port performance index, qui est un classement fait par la Banque mondiale, comme port conteneur le plus performant de la côte d’Afrique de l’Ouest. Donc, le port conteneur de Conakry a été classé premier en Afrique de l’Ouest par la Banque mondiale. On est très fiers de ce résultat, qui rend hommage aux efforts faits par Conakry Terminal, mais aussi par la communauté portuaire avec laquelle on travaille.

Et qui rend hommage à tous les efforts qui ont été faits en 10 ans pour faire de Conakry Terminal ce qui est fait aujourd’hui. C’est-à-dire, une porte d’entrée et de sortie efficace et performante pour le commerce de la Guinée et pour le soutien évidemment des populations guinéennes. Puisque le commerce permet l’acheminement des marchandises et une vie économique performante », a-t-il indiqué, ajoutant que Conakry Terminal va poursuivre les efforts pour maintenir ce classement et ensuite aller au-delà. « Bien sûr qu’on est contents de voir nos efforts reconnus, mais ce n’est pas pour autant qu’on va s’asseoir et qu’on va s’arrêter », a dit Emmanuel Masson.

Les efforts qui ont permis à Conakry Terminal de rafler cette première place dans la sous-région ouest-africaine sont divers et variés. Le premier, ce sont les investissements consentis pour avoir des équipements performants, a fait savoir Christophe Yehiri, le Directeur Technique du Groupe Bolloré en Guinée.

Christophe Yehiri, Directeur Technique du Groupe Bolloré en Guinée

« Au niveau de ces équipements que nous plaçons en trois groupes, nous avons les engins lourds, c’est-à-dire les portiques, les RTG (Rubber Tyred Gantry) et la grue mobile. Nous avons les engins roulants et enfin, nous avons tout ce qui est affecté au traitement des navires Ro-Ro que nous appelons donc l’activité Ro-Ro. Au titre de l’ensemble de ces équipements, et pour un investissement d’à peu près de 50 millions d’euros, nous avons d’abord les engins lourds. Au niveau de ces engins, nous avons tout ce que nous appelons portiques de quais, nous en avons deux.

C’est des grosses machines qui servent à embarquer et débarquer les conteneurs sur un navire. Ils ont une capacité d’élevage de 50 à 70 tonnes. Nous avons aussi une grue mobile, sa fonction, c’est non seulement de tracter les conteneurs sur des porte-conteneurs, mais aussi de tracter les colis lourds sur les navires Ro-Ro qui viennent. Cette grue a une capacité de 50 à 100 tonnes d’élevage. Pour la livraison et la réception des conteneurs sur le Terminal Conteneur, Conakry Terminal a acquis 12 RTG qui ont une capacité d’élevage de 40 tonnes », a expliqué Christophe Yehiri.

Après l’acquisition des équipements, il a fallu aussi former les travailleurs à leur utilisation. Selon Mohamed Lamine Sylla, le directeur des ressources humaines du groupe Bolloré en Guinée, 20 000 heures ont été consacrées à la formation du personnel de Conakry Terminal.

Mohamed Lamine Sylla, directeur des ressources humaines du groupe Bolloré en Guinée

« Depuis notre arrivée, en 2011, nous avons recruté globalement plus de 300 personnes pour accompagner non seulement l’arrivée de toute cette technologie à Conakry et puis pour pouvoir exploiter les machines comme il le faut. L’arrivée des RTG et des portiques de quais a commencé en 2015, et il faut savoir que la conduite des portiques de quais nécessite une technologie qui n’était pas sur place. Et donc, on ne s’est pas posé beaucoup de questions, on s’est dit que la seule manière de faire, c’est de former nos équipes et de recruter dans la jeunesse guinéenne, afin de pouvoir conduire ces portiques de quais.

Donc, nous avons établi un programme qui s’est étalé sur trois mois pour former 18 jeunes, qui sont partis au Havre (en France) sur une rotation de deux semaines chaque équipe. Ils sont partis faire la formation sur des simulateurs comme s’ils étaient dans des conditions réelles de conduite de ces portiques. Et une fois qu’ils sont revenus sur place, la formation s’est poursuivie avec les mêmes portiques véritablement.

Donc, c’est comme ça que nous avons pu constituer une équipe de 18 personnes dans un premier temps, qui ont tout de suite été opérationnelles à l’arrivée des deux portiques de quais », a-t-il souligné. Il souligne qu’une vingtaine de personnes a également été recrutée pour les 4 portiques de parc, précisant que Conakry Terminal dispose aujourd’hui d’un total de 567 employés directs. Ce qui a permis de transformer complètement le visage du port.

Autre facteur qui a contribué au succès de Conakry Terminal, c’est la grande planification mise en place pour coordonner toute la logistique déployée afin de raccourcir notamment les délais d’attente des navires, mais aussi la restitution des conteneurs à leurs propriétaires. Un motif de fierté pour Emmanuel Guilavogui, le responsable des opérations de l’entreprise.

Christophe Guilavogui, responsable des opérations de Conakry Terminal

« À notre arrivée, avec Bolloré, nous avons mis en place les fenêtres d’accostage qui ont été basées sur le trafic réalisé par chaque armateur. Les calculs ont été effectués, et les fenêtres ont été allouées à chaque armateur. Donc, ici, l’organisation de ces fenêtres d’accostage nous a permis de diminuer le temps d’attente en rade. Actuellement, au lieu de faire des semaines durant, nous avons de nos jours moins d’un jour, c’est-à-dire 0,9 jour. Ça veut dire que c’est moins d’un jour que le bateau fait en rade. Donc, les amateurs ont planifié l’accostage selon les jours qu’ils leur ont alloué.

Puisque l’organisation a été faite ainsi, cela nous a permis de ne pas oublier aussi la partie terre. Ce qui nous a permis de demander à nos partenaires armateurs de nous fournir les données qu’on appelle les manifests, nous permettant de réaliser ces opérations. Sur le plan logistique, nous avons essayé d’avoir un logiciel qu’on appelle oscar. L’oscar, c’est notre logiciel central qui nous permet de faire tout ce qui concerne les opérations navires et les opérations terrestres à réaliser », a dit Emmanuel Guilavogui.

Mamadou Yahya Petel Diallo pour Guineematin.com 

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