Fermeture de la société GGE : dans l’angoisse, les travailleurs interpellent le gouvernement

L’inquiétude est grande aujourd’hui chez les employés de la Guinean Gold Exploration (GGE) après l’arrêt des activités de cette société minière évoluant dans la préfecture de Siguiri. Ils ont tiré la sonnette d’alarme, demandant au gouvernement de tout faire pour éviter la fermeture de cette entreprise, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est avec beaucoup d’inquiétude que les travailleurs de la Guinean Gold Exploration (GGE) ont accueilli la décision du ministre des mines et de la géologie d’arrêter les activités de cette société minière, basée dans le district de Dankakoro, à Siguiri. En collaboration avec la communauté de Dankakoro, ces travailleurs ont animé un point de presse ce jeudi, 14 juillet 2022, pour exprimer leur préoccupation par rapport à cette décision du ministre Moussa Magassouba, rendue publique le 11 juillet dernier. Une façon pour eux d’attirer l’attention du gouvernement sur les « graves conséquences » de la fermeture de cette société.

« Nous avons appris, par voie de presse, la décision du ministre des mines et de la géologie d’arrêter les activités de la société, en raison de manquements graves qu’il aurait constatés dans ses opérations. Nous n’avons pas d’ordre à donner au gouvernement, et ce n’est pas à nous de leur dire ce qu’il doit faire. Mais le ministre doit penser aux jeunes qui travaillent dans cette société. Aujourd’hui, il y a 895 emplois directs et 300 emplois indirects, des personnes qui ont des familles. Si le gouvernement ferme cette société, où ces 895 personnes vont partir ? », s’est interrogé Sékou Condé, le porte-parole des travailleurs, avant de demander au gouvernement « de régler ce problème à l’amiable pour éviter le pire ».

Abondant dans le même sens, le porte-parole de la communauté de Dankakoro, Balla Magassouba, a demandé au gouvernement de revoir sa décision. « Avant, on avait des champs où on travaillait pour vivre. Mais quand cette société est venue s’installer ici, l’Etat a pris nos champs pour les lui remettre, et la société a recruté nos enfants. Maintenant, si l’Etat décide aujourd’hui de fermer cette société, comment allons-nous vivre ? Parce que nos terres ne sont plus propices à l’agriculture en raison de l’exploitation minière. Si on ferme cette société aujourd’hui, nos enfants seront dans la rue. Donc, nous demandons au gouvernement de revoir sa décision », a lancé Balla Magassouba.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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