Elections en Papouasie : la capitale en alerte après une attaque à la machette

Les habitants de la capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, où se déroulent des élections législatives, ont été priés de rester chez eux alors que des troupes sécurisaient les rues lundi suite à une brutale attaque à la machette qui a fait deux blessés.

Un gang armé de machettes a poursuivi deux personnes devant un centre de dépouillement à Port Moresby dimanche, dans une attaque politiquement motivée. L’une des victimes est atteinte de traumatisme crânien, selon les médecins et la police.

« La situation reste très volatile à l’heure actuelle », a déclaré le commissaire de police David Manning, qui a demandé l’envoi de troupes supplémentaires pour aider ses forces débordées et en sous-effectifs.

Des coups de feu ont été entendus ailleurs dans la capitale Port Moresby, alors que la Papouasie-Nouvelle-Guinée approche de la fin d’un mois de scrutin déjà entaché de violences.

Quelques 10.000 membres des forces de l’ordre ont été mobilisés pour assurer la sécurité du scrutin sur cette île du Pacifique minée de longue date par la corruption et les homicides liés aux élections.

En Papouasie, les rivalités électorales peuvent rapidement dégénérer en bain de sang, en particulier dans les régions reculées et montagneuses. L’Université nationale d’Australie a répertorié plus de 200 morts liés aux élections lors du dernier scrutin en 2017 et de « graves irrégularités » à grande échelle.

Cette année, la police papoue a déjà recensé au moins 15 morts en lien avec les élections.

M. Manning a demandé aux habitants de rester chez eux jusqu’à ce que l’ordre soit rétabli.

« Si vous n’avez pas besoin d’être quelque part en ce moment, s’il vous plaît restez à l’intérieur et donnez-nous une chance de retourner à la normale », a-t-il dit.

Le Premier ministre James Marape cherche à obtenir un nouveau mandat, dans un scrutin dominé par les préoccupations locales et marqué par le clientélisme.

Le scrutin devrait se terminer le 29 juillet. Les résultats dans certaines régions du pays sont déjà connus.

AFP

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