Manifestation contre l’arrestation de Foniké Menguè et Cie : plusieurs jeunes libérés par le tribunal de Dixinn

Huit jeunes arrêtés à l’occasion des mouvements de protestation contre la récente incarcération de Foniké Menguè et deux autres responsables du FNDC ont été jugés ce mardi, 26 juillet 2022, au Tribunal de première instance de Dixinn. Les prévenus ont tous été reconnus coupables des faits de « participation délicieuse à un attroupement » pour lesquels ils étaient poursuivis. Ils ont été condamnés à 6 mois d’emprisonnement avec sursis et à 500 mille francs guinéens d’amende  chacun, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui a suivi le procès.

Ces jeunes ont été interpellés dans les quartiers Kobaya et Sonfonia, dans la commune de Ratoma, à l’occasion des manifestations qui ont suivi la violente arrestation de Foniké Menguè, Djanii Alfa et Mamadou Billo Bah, tous leaders du FNDC, le 5 juillet dernier, à Conakry. Placés sous mandat de dépôt le 7 juillet, ils ont passé près de trois semaines à la Maison centrale de Conakry avant de comparaître ce mardi 26 juillet devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Se succédant à la barre, ils ont tous plaidé non coupables, assurant qu’ils ont été interpellés alors qu’ils ne participaient à aucune manifestation.

Des arguments rejetés par le représentant du ministère public. Mamadou Hady Diallo a soutenu que tous les prévenus ont été arrêtés sur la voie publique.

« Ils ont tous été arrêtés sur la voie publique. Certains même ont été arrêtés avec des cailloux en mains. Et d’autres présentaient des indices qui montrent qu’ils ont jeté des cailloux », a dit le procureur, avant de demander au tribunal de les condamner à 6 mois d’emprisonnement avec sursis, parce que « ce sont des délinquants primaires ». De son côté, la défense a plaidé pour de « larges circonstances atténuantes » en faveur des prévenus.

Finalement, le tribunal a condamné les 8 jeunes à  6 mois d’emprisonnement assortis de sursis et au paiement de 500 mille francs guinéens d’amende. Une peine qui leur permet de recouvrer leur liberté, trois semaines après leur arrestation.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/ 664 413 227

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