Heurts à Mamou : 9 jeunes arrêtés (Police)

Comme annoncé précédemment, des groupes de jeunes sont sortis dans la nuit d’hier à aujourd’hui, jeudi 04 août 2022, barricader la route et brûler des pneus dans plusieurs quartiers de la ville de Mamou. Et, avec l’intervention des forces de l’ordre, des heurts ont éclaté. Les jeunes ont résisté à l’attaque des agents par des jets de pierres. Mais, dans la foulée, les agents ont quand-même réussi à interpeller neuf d’entre eux.

Dans un entretien accordé à un groupe de journalistes cet après-midi, le commissaire central de la police de Mamou, Souleymane Sidibé, a annoncé l’arrestation de neuf (9) jeunes. Il a aussi précisé que des enquêtes sont ouvertes pour mettre la main sur tous ceux qui sont de près ou de loin liés à cette manifestation.

« Hier nuit, aux environs de 23 heures, on a été appelé par des citoyens qui nous ont dit que des jeunes se sont permis d’aller barricader sur les axes du côté de Petel, notamment la route qui mène vers Labé et Kankan, et au niveau du pont. Egalement, de leur côté, sur la route de Conakry, des jeunes ont érigé des barricades. Aussitôt, on a informé l’autorité ; et, en synergie d’actions, la gendarmerie, la police et la BAC, nous avons mené une mission commune pour aller déblayer, enlever les barricades. Et, arrivés sur les lieux, on a trouvé des jeunes, ils ont résisté devant les forces de l’ordre. Mais, on a réussi à mettre main sur neuf (9) jeunes. On a demandé aux autorités si elles ont des informations autour de cette manifestation des jeunes, mais toutes les autorités ont dit qu’elles n’ont aucune information. Au niveau de la société civile, les gens ont aussi dit qu’ils n’ont aucune information. Donc, ce sont des bandits (les jeunes manifestants) qui ont réussi à fatiguer les citoyens. Ainsi, on a mis mains sur 9 jeunes qui sont en train d’être écoutés ; et, ils seront déposés au niveau de monsieur le procureur… Les enquêtes sont ouvertes ; et, tous ceux qui sont de près ou de loin liés à ça (cette manifestation), vont répondre devant monsieur le procureur. Parce que nous sommes dans un Etat de droit ; et donc, force restera toujours à la loi », a indiqué le commissaire divisionnaire de police, Souleymane Sidibé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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