Boulloukountou enclavé à 18 kilomètres de Mamou : pas d’eau potable, ni de poste de santé

Situé à 18 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou, le secteur Boulloukountou (qui relève de la commune rurale de Konkouré) se trouve dans une forêt épaisse. Habité par des populations à vocation agropastorale. Ce secteur de la commune rurale de Konkouré dispose de plusieurs bas-fonds. Mais, il est difficile d’accès. La seule route qui mène à cette localité a été aménagée pendant la période coloniale. Et, aujourd’hui, cette route est en état de dégradation très poussée a constaté le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Le manque d’infrastructures sociales de base crève les yeux à Boulloukountou. Il n’y a pas de poste de santé, la seule école (de trois classes) est un don de la Coopération Allemande. Également, ce secteur fait face à un manque criard d’eau potable et de courant électrique. Il n’y existe qu’un seul forage (construit par un fils ressortissant) ; et, c’est tous les jours la queue pour avoir quelques litres d’eau à boire.

Alpha Souleymane Sow, chef du secteur Boulloukountou

« Pour avoir de l’eau ici, il faut se lever tôt. Les seules infrastructures que nous avons ici c’est la mosquée, le forage et une école de trois classes. Nous sommes laissés pour compte. Nos enseignants rentrent tous les jours, parce que nous n’avons pas un logement. Notre village risque de se couper de Mamou et de Konkouré. Les  deux ponts qui relient notre village aux autres risquent de céder. Nous demandons à l’État de penser à nous. Nous souffrons beaucoup ici. Nous sommes dans l’obscurité. À nos ressortissants, nous demandons de venir s’enquérir de notre vie. Qu’ils soient comme Sékou Maî Diarra. Nous risquons de mourir sans voir le courant ici », se lamente Alpha Souleymane Sow, chef du secteur Boulloukountou.

A Boulloukountou, le courant électrique est un luxe encore (malgré la proximité de la zone à la commune urbaine de Mamou). Et, y posséder un téléphone est comme une malédiction qui consume à petit feu les maigres finances. Car, avec le manque d’électricité, il faut faire face aux prestataires privés qui disposent des groupes électrogènes pour recharger la batterie de son téléphone. Et, là, il faut débourser entre 2 000 et 3 000 francs guinéens pour chaque charge. Et, les jeunes n’ont pas d’aire de jeu.

Boubacar Kebaly Camara, jeune du village de Boulloukountou, cultivateur

« Le village n’a jamais connu l’électricité. Pour qu’un téléphone portable soit rechargé ici, il faut payer 2 000 ou 3 000 francs guinéens. Les jeunes n’ont pas de terrain, ni une maison de jeunes. Nous demandons au colonel Mamadi Doumbouya de nous venir en aide. On dirait que nous sommes au moyen âge ici tellement que nous manquons de tout », a dit Boubacar Kebaly Camara, un des jeunes de la localité.

Thierno Talla Camara, sage et doyen du village

De retour de Boulloukountou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél : 625698919/657343939

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