Conakry : Mohamed Kourouma (PDG de Hamana) cité dans un autre conflit à la Brigade de recherche de Kipé

L’opérateur économique Mohamed Kourouma, PDG de la société Hamana, est encore au-devant de la scène. Alors qu’il est poursuivi pour abandon de famille au tribunal de Mafanco, son nom est apparu dans un autre dossier ce jeudi, 22 septembre 2022. Il s’agit d’un conflit familial qui a viré à la bagarre entre sa femme qui l’a trimballé en justice, et des jeunes installés avec elle dans la concession de l’opérateur économique. Les deux parties ont été auditionnées à la brigade de recherche de la gendarmerie de Kipé ce jeudi, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette affaire porte sur une maison de 4 chambres, située à Kipé, dans la commune de Ratoma, appartenant au richissime homme d’affaires Mohamed Kourouma dit Hamana ; là où habite sa femme, Fatoumata Kaba, avec quelques jeunes.

Selon elle, ces jeunes y ont été installés par son mari pour la faire quitter. Elle pointe un doigt accusateur sur Mohamed Kourouma qu’elle accuse d’avoir incité un jeune homme, du nom de Daouda Camara, pour l’agresser avec ses enfants.

Mme Fatoumata Kaba, épouse de Mohamed Kourouma, Hamana

A la fin de son audition à la brigade de recherche de Kipé, madame Kourouma Fatoumata Kaba a expliqué ce qui s’est passé. « Aujourd’hui, je suis à la gendarmerie parce qu’il y a encore des différends. Ça fait un bon moment que je suis à Kipé avec mes enfants, Hamana a mis des gens dans la maison. Moi, je dors par terre avec mes enfants. Il a fait occuper des chambres par des jeunes qui m’ont agressé ce matin avec mes enfants. Ils ont blessé un de mes enfants au pied. Donc, on est venu ici pour ça et c’est la personne qui a blessé mon enfant, qui a lancé des propos injurieux contre nous, qui agresse mes vigiles, de surcroît qui prend un marteau contre mon fils, qui est aussi venu porter plainte à la brigade de recherche de Kipé. Il s’appelle Daouda Camara. C’est un jeune qui occupe les lieux sans contrat de bail, il ne paye rien. S’il a signé un contrat, peut-être c’est un contrat qui est récent. Parce que moi, le jour où je suis rentré dans cette maison, le jeune m’a dit qu’il n’a pas de contrat ».

Par ailleurs, Mme Fatoumata Kaba a déploré la conduite des officiers de la brigade de recherche de Kipé dans cette affaire. « Je voulais porter aussi plainte pour la blessure de mon fils qui est un mineur de 15 ans. On me dit ici que je ne pourrai pas porter plainte parce que l’autre est déjà venu porter plainte. Alors que la victime dans ce problème, c’est mon fils. C’est vraiment dommage. Parce que tout le monde connaît ce problème. On est en justice depuis 4 mois. Je suis marié légalement à ce Monsieur Hamana. Il fait occuper la maison par des inconnus. Il préfère que ceux-ci dorment dans les chambres et dans les lits et que mes enfants et moi dormions par terre. D’ailleurs, quand mon fils a dit que je suis chez moi, il dit à mon fils, je ne pense que tu sois chez toi. Parce moi je dors sur le lit et toi tu dors par terre. Donc, on attend la suite. Je voulais bien savoir s’il y a une loi en Guinée. S’il y a vraiment justice, qu’on nous aide à faire justice. Parce que mon mari m’a abandonné et l’affaire se situe à la justice depuis maintenant 4 mois », a-t-elle indiqué.

Daouda Camara, agent aux services des impôts

De son côté, le jeune Daouda Camara, soutient aussi avoir été victime d’agression. Il explique que sa femme enceinte a été brutalisé par dame Fatoumata Kaba et 5 autres jeunes. « C’est moi qui suis venu porter plainte. C’est elle qui m’a attaqué. Ce n’est pas moi qui l’ai attaqué. Ce n’est pas la première ni la deuxième fois. Les voisins sont témoins. J’ai porté plainte à la gendarmerie de Kipé et je suis prêt à poursuivre l’affaire jusqu’à devant le procureur général. Parce que ma femme enceinte de 2 mois a été bousculée, agressé par la dame et 4 de ses jeunes. Je ne connais pas son état. Je dois me rendre tout de suite à l’hôpital pour faire des examens. Si elle dit que j’occupe la maison illégalement, c’est vraiment comique. À Conakry, est-ce qu’on peut occuper une maison illégalement ? C’est son mari qui m’a envoyé là et je suis locataire, je ne suis pas le seul dans la maison. Il y a des papiers légaux entre son mari et moi. C’est son mari qui peut me déloger, mais elle a voulu passer par la force pour le faire. Ce matin, elle a pris un vigile, mettant à la devanture et disant que personne n’entre ni ne sort. Elle peut me priver de ma liberté ? Jamais. Ils m’ont traité de tout. Ils ont insulté ma maman. J’ai fui et je suis allé appeler la gendarmerie. Donc, je suis prêt à aller jusqu’au bout », a-t-il martelé.

Il faut noter que les deux camps ont regagné leur domicile après leurs auditions. La suite de l’affaire se discutera à la justice dans les jours à venir.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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