Boulliwel (Mamou) : SOS pour le district de Bounanyah qui manque de tout !

A l’image de plusieurs localités rurales de la Guinée, le district de Bounanyah, relevant de la sous-préfecture de Boulliwel, à 62 kilomètres de la commune urbaine de Mamou, vit dans la misère. La localité souffre d’un véritable manque d’infrastructures. Les citoyens de Bounanyah, qui se disent abandonnés par les différents régimes, ont longtemps cherché à prendre leur destin en main. Ils demandent aux autorités de voler à leur secours, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture de Mamou.

Avec une population estimée à 1300 habitants, le district de Bounanyah manque de tout. La seule école publique construite par les fils et filles de la localité est encadrée par des contractuels communautaires. Elle n’a ni poste de santé ni marché ni route ni maison des jeunes encore moins un terrain de football.

Selon Tierno Mamadou Dalon Barry, président du district de Bounanyah, les populations se sont organisés en association pour des actions de développement. « Ici à Bounanyah, nous sommes dans un océan de misère. C’est pourquoi nous avons formé une association pour nous aider à désenclaver le village. Nous manquons pratiquement de tout ici. Nous avons seulement une école publique, créée depuis 1959. Mais jusqu’à présent, nous n’avons pas d’enseignants engagés par l’État. Nous avons deux enseignants contractuels qui sont payés par la communauté. Nous n’avons pas un poste de santé. Nous cultivons ici de l’aubergine, des tomates, des bananes, de la laitue, et autres cultures. Nous demandons à l’État guinéen de nous venir en aide. Il faut parcourir 10 à 20 kilomètres pour arriver à un poste de santé, soit à Porédaka, à Dalaba ou partir à Kâla. Nous sommes oubliés ici. Nous demandons au colonel président Doumbouya de nous aider à avoir un poste de santé et une école. Nous payons 50 000 ou 60 000 GNF pour arriver à Dalaba centre. La route est impraticable. Tous les marigots tarissent pendant la saison sèche », a fait savoir monsieur Barry.

Le district de Bounanyah est une zone agricole par excellence. Ses habitants sont très actifs sur ce plan, mais faute de bonne route, ils peinent à vendre leurs produits. Une situation que déplore dame Hadiatou Bah. « Les femmes de Bounanyah s’investissent beaucoup dans l’agriculture. Mais le problème que nous avons ici, c’est le problème de la route. Nous n’avons pas de routes ici. Quand nous demandons à un camion de venir pour envoyer nos produits à Dalaba centre, il peut faire deux jours sur cette route. La route est complètement dégradée. Nous sommes une zone agricole par excellence. Il nous faut 500 mille ou 600 mille francs guinéens pour envoyer nos produits au marché.  Nous enregistrons beaucoup de perte. Nos produits pourrissent en cours de route. Même le réseau téléphonique n’est pas fiable ici. Nous lançons un appel au gouvernement guinéen de nous aider à désenclaver notre localité. Le pire, l’eau est pour nous une denrée rare. Nous parcourons des kilomètres pour avoir de l’eau. Pour tout le village, nous n’avons que deux forages », a-t-elle expliqué.

Il est à noter que le district de Bounanyah compte quatre secteurs : Bounanyah Centre, Ley Thiéhel, Falowi et Thiougué. Seulement trois forages y sont réalisés par les fils de la localité.

De Bounanyah, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com.

Tél : 625 69 89 19/657 34 39 39

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