Koumbia (Gaoual) : « depuis la fermeture des points de vente de médicaments et de cliniques clandestines, nous sommes envahis », dixit Dr Naby Moussa Kéïta

Depuis le 15 septembre 2022, le gouvernement guinéen a décidé de fermer aussi bien les boutiques pharmaceutiques non agréées que les cliniques clandestines. A Koumbia, dans la préfecture de Gaoual, la nouvelle a été diversement appréciée. Pour les acteurs de la santé, cette mesure est salutaire.

Trouvé au centre de santé de Koumbia, le 20 septembre 2022, par un reporter de Guineematin.com, l’adjoint du chef du centre, Dr Naby Moussa Kéïta, s’en réjouit de la mesure et souligne l’augmentation faramineuse du taux de fréquentation des patients au centre de santé.

« Avant de commencer, il faut noter la démarche salutaire des autorités et nous sommes sûrs que les populations ont bien accueilli la nouvelle. Depuis trois semaines, nous sommes passés pour avertir les personnes intéressées. Et le 15 septembre, tous les points de vente tout comme les cliniques avaient fermé. Et les conséquences n’ont pas tardé à se faire ressentir au centre de santé. Le taux de fréquentation a doublé. S’il y avait 20 patients par jour, ce nombre est passé à 40. C’est un exemple. Le personnel est très chargé depuis l’entrée en vigueur de la mesure », a fait savoir cet infirmier d’Etat.

A en croire Dr Kéïta, la fermeture des points de vente n’affectera pas l’approvisionnement en produits pharmaceutiques.

Dr Naby Moussa Kéïta, Chef du centre de santé adjoint de Koumbia 1

« Nous avons tous les médicaments essentiels et nous avons un stock suffisant de trois mois au moins. Il y a également un véhicule en route. Nous sommes approvisionnés par la pharmacie centrale de Guinée qui fait de son mieux pour éviter toute rupture », a rassuré cet agent de santé.

Pour le prix des médicaments, Dr Naby Moussa Kéïta jure que chaque médicament essentiel vient avec son prix.

« Il y a un tableau qui définit le prix d’achat et le prix de vente de chaque produit. Chaque produit vient avec son prix d’achat et nous multiplions celui-ci à 1.8 pour avoir le prix de vente. C’est comme ça que nous procédons », a expliqué ce responsable de point de vente des médicaments au centre de santé de Koumbia.

Pour lui, les populations doivent être rassurées de la disponibilité suffisante de médicaments de qualité au centre de santé.

« Nous insistons beaucoup là-dessus. Le médicament doit être manipulé par des mains professionnelles pour éviter des dégâts. Même le paracétamol peut provoquer la mort. Si la dose n’est pas respectée ou si la date péremptoire n’est pas respectée par exemple, cela peut créer de sérieux problèmes au patient. L’excès de paracétamol est la base de la cirrhose du foie par exemple. Mais si ce n’est pas donné par un professionnel, vous ne pouvez pas savoir le danger. C’est pourquoi nous appelons tout le monde à venir au centre de santé, pour tous les problèmes de santé. La solution se trouve avec les professionnels de la santé et pas ailleurs », conclut-il.

Les trois boutiques de vente de médicaments et la seule clinique qui existent à Koumbia ont fermé leurs portes et fenêtres depuis le 15 septembre 2022.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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