Bangouya (Kindia) : le DGA de la SOGES visite les zones impactées par le barrage de Souapiti

Une mission conduite par Amadou Diallo, le directeur général adjoint de la SOGES (société de gestion et d’exploitation de Souapiti) a effectué une mission travail vendredi dernier, 30 septembre 2022, dans les zones impactées par les eaux du barrage hydroélectrique de Souapiti dans la commune rurale de Bangouya, préfecture de Kindia. Cette mission était allée s’enquérir des réalités du terrain et d’évaluer les activités de la mission de recensement déployée dans cette localité par la SOGES, a appris un des correspondants de Guineematin.com à Kindia.

Sur place, le chef de ladite mission et sa suite ont visité le port de Bangouya-centre et le domaine agricole de Manga Doula, en passant par les districts de Kémé Firguia et de Tanéné Kela (entre autres) pour le recensement des personnes impactées, ainsi que les champs engloutis par les eaux. Le directeur général adjoint de la SOGES, Amadou Diallo, la présente mission n’a pas été initiée pour amuser la galerie.

Amadou Diallo, Directeur général adjoint de la SOGES

« On a été informé de la montée des eaux suite au passage de la poste. Il y a eu des anomalies au niveau des populations. Donc, on a dépêché une mission d’urgence pour venir constater l’ampleur des dégâts, recenser ceux qui sont impactés cette année. Je tiens à le rappeler, cette mission est venue recenser ceux qui sont impactés cette année. Parce qu’on a prévu une autre mission pour faire le recensement général de la poste 210 à 214. C’était l’objectif initial de la mission…

Une fois le retour à Conakry avec les éléments qu’on aura, on essayera de faire un bilan. Mais, pour l’instant, j’ai rencontré les impactés et discuté avec mes équipes. C’est vrai que dans l’ensemble j’ai compris ce qui se passe, mais il y a quelques difficultés qu’il faut relever. C’est pour cela qu’on se dit qu’il faut faire un bilan. On ne vient pas faire cette mission pour amuser la galerie. Depuis le début, ce qui nous intéresse, ce sont les impactés… Ce que j’ai pu constater sur le terrain, c’est que même des gens qui ne sont pas impactés et qui se sentent menacés veulent qu’on les recense.

Ce n’est pas l’objectif de cette mission. Cette mission, c’est pour atténuer les ennoiements des champs, des cultures, qui sont leurs sources de vie… J’ai travaillé avec le ministère de l’environnement qui m’a remonté une liste de 5 sous-préfectures qui sont concernées. Il y a deux équipes qui sont là. Il y a une équipe qui est partie à Tonton (Dubreka), Sinta et Kollet (Télimélé) et Sangaréah (Pita). Et, vu que l’impact était beaucoup plus grand, on a concentré toute l’équipe à Bangouya. Parce que selon les remontées qu’on a eues, Bangouya était l’une des zones les plus impactées », a dit Amadou Diallo.

De son côté, Billo Bah, le chargé de l’information et de la communication de l’Union des impactés de Souapiti et membre de la mission de l’équipe B dans la zone de Bangouya, a laissé entendre qu’il y a des avancées sur le terrain, même si les difficultés persistent encore.

Billo Bah, chargé de l’information et de la communication de l’Union des impactés de Souapiti

« J’ai été mandaté par le président de l’Union des impactés de Souapiti pour accompagner cette mission de la SOGES. Il se trouve que l’aspiration profonde de cette population impactée depuis plus d’une année, c’est de voir une mission du projet de la société Souapiti autour du lac de rétention de Souapiti. Parce que les difficultés sont là… Vu la montée des eaux et la délimitation quelque part du projet de Souapiti depuis 2020-2021, il y a eu un débordement qui a occasionné des impacts autour du lac de rétention.

Les cris d’alarme des impactés de part et d’autre nous ont atteint. Et, nous avons essayé de remonter les informations au niveau de la direction qui a déployé cette mission d’observation, d’analyse et de recensement des biens de populations inondées ou ennoyées. Depuis le 17 septembre, nous sommes dans ce processus. Dans la zone de Bangouya, je suis là comme étant le représentant de l’Union. Nous travaillons dans ce cadre étroitement avec la SOGES.

Dans chaque équipe, il y a un membre de l’Union comme observateur et les autorités locales pour certifier le témoignage. On peut retenir qu’il y a beaucoup d’avancées, malgré les difficultés d’ordre social… Aujourd’hui, pour un premier pas, nous félicitons le DGA de la SOGES. Parce que pour nous c’est une autre occasion d’avoir une nouvelle équipe. Il me semble que cette nouvelle équipe est dans nos esprits et qu’ils ne ménageront aucun effort pour que les gens soient satisfaits », a indiqué Billo Bah.

De retour de Bangouya, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : (00224) 628516796

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