Thomas Boni Yayi à l’ouverture du dialogue : « tout le monde sera ici avant la fin de ce dialogue, tout le monde… »

Le dialogue politique inter-guinéen a été officiellement ouvert dans l’après-midi de ce jeudi, 24 novembre 2022. La cérémonie qui a été organisée dans un espace hôtelier de Conakry, a été présidée par le Premier ministre, Bernard Goumou, en compagnie du médiateur de la CEDEAO, Thomas Boni Yayi, et des trois facilitatrices guinéennes. Comme on le sait, les responsables de l’inter coalition ANAD, RPG Arc-en-ciel et FNDC politique étaient les grands absents de ce rendez-vous. Mais, l’ancien président béninois a rassuré de la présence de ces poids lourds politiques dans les prochaines rencontres pour aborder les véritables thématiques de la transition, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Fraîchement venu de Dakar pour assister à cette première session du dialogue inter-guinéen, l’ancien président béninois a rassuré de la participation prochaine des absents sans citer de nom.

Thomas Boni Yayi, ancien président du Bénin, médiateur de la CEDEAO en Guinée

« On m’a demandé de vous rassurer que vous ne serez pas seuls, je suis optimiste. Tout le monde sera ici avant la fin de ce dialogue, tout le monde. Les chefs d’Etat sont mis à contribution, ils jouent un rôle important pour cela. Dès demain déjà, je vais commencer par en discuter. Naturellement, le comité de suivi et d’évaluation va pouvoir maintenant se réunir le plus rapidement que possible pour régler les questions de gouvernance de cette transition, appuyer le financement de la transition de manière à ce que vos efforts puissent produire un grand arbre… Je reviendrai la semaine prochaine ! Et, de temps en temps, je reviendrai pour m’informer du suivi, en connexion avec les facilitatrices, le Premier ministre et le gouvernement pour m’assurer de l’évolution », a rassuré le médiateur de la CEDEAO, Thomas Boni Yayi.

Pour sa part, le Premier ministre a poursuivi son discours dans le même ordre d’idées. Bernard Goumou a dit ses attentes à l’issue des trois semaines de rencontres d’échanges avec les parties prenantes pour aboutir à une sortie de transition apaisée. « Rappelons nous constamment que ce chantier national que nous débutons, nous en sommes les maîtres d’œuvre et la nation guinéenne le maître d’ouvrage. L’édifice qui sortira de ce chantier sera la société que nous voulons mettre en place pour notre génération et surtout pour les générations à venir. Aussi, chacun de nous subira la sanction du maître d’ouvrage si l’édifice est retardé pour des considérations égoïstes ou s’il est fissuré par l’adoption des projets allant contre les valeurs démocratiques ou républicaines, germe de la division que notre peuple ne souhaite plus revivre… Notre mission est donc de la plus haute importance ; car, il s’agit in fine de poser les fondements d’une République dotée d’un État pour lequel l’intérêt du citoyen sera au centre non seulement dans les textes mais aussi dans l’application des textes de lois afin de sortir définitivement notre nation souveraine de l’impasse dans laquelle elle se place », a indiqué le chef du Gouvernement.

Cet autre cadre de dialogue inter-guinéen devrait permettre d’aborder les véritables questions de la transition. Mais, avec l’absence de l’inter coalition des partis politiques autour de la table, les chances d’aboutir à un véritable consensus sont minces, selon plusieurs observateurs.

Mamadou Tanou Bah pour Guineematin.com 

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