Le PEDN satisfait des conclusions du sommet de la CEDEAO : « l’essentiel est déjà réglé »

Les conclusions du 62ème sommet de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO continuent d’alimenter la chronique dans le milieu politique guinéen. Le responsable de communication du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) trouve peu de contradictions entre le démarrage officiel des 24 mois de la transition, fixée au 1er janvier 2023 par le colonel Mamadi Doumbouya, et la position de la CEDEAO qui demande une mise en œuvre immédiate du calendrier. Il l’a dit dans un entretien accordé à Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« C’est une très bonne chose pour la Guinée, ça nous permet d’aller sur le bon pied. S’il y a contradiction ou divergence, ce sont des contradictions mineures. L’essentiel est déjà réglé », dit d’entrée Mohamed Cissé.

Mohamed Cissé, responsable de communication du PEDN

D’ailleurs, ce responsable de la Communication du PEDN dit que ce sont les propositions de la coalition politique chapeautée par son parti qui ont été entérinées par l’instance sous-régionale. « Nous sommes heureux que notre proposition soit finalement arrêtée. Vous savez, depuis le mois de mai 2022, nous avions dit que c’était possible d’exécuter les 10 étapes en 24 mois. A l’époque, la CEDEAO et le gouvernement disaient, chacun de son côté, non, c’est trop ou c’est peu ; mais finalement, les techniciens se sont exprimés, ils ont étudié scientifiquement et peut-être par les mêmes approches que nos experts ont utilisé à l’interne. Il s’est avéré que c’est bien possible d’exécuter les 10 étapes en 24 mois. Ce qui veut que dire que la Convergence Centriste pour l’Espoir ne s’est pas trompée par rapport à une telle programmation », s’est réjoui Mohamed Cissé.

En outre, notre interlocuteur pense que les acteurs politiques qui ont boudé le dialogue y sont représentés malgré tout. « Je crois que la CEDEAO a voulu se montrer dans son rôle de plaidoyer pour que les autres rejoignent le dialogue et le plus important est que la porte n’est pas fermée. Nous souhaiterions qu’ils soient là avant la fin des travaux. Mais de toutes façons, leurs idées passent. Vous savez que le forum national des jeunes des partis politiques est au dialogue, ce forum est composé de l’ensemble des partis politiques de la Guinée et le RPG, l’UFDG et l’UFR ont des éléments dedans. Ces mêmes éléments étaient au lancement du dialogue, le cadre de concertation filles et femmes des partis politiques de Guinée. Ce sont des partis politiques qui délèguent des membres des comités nationaux des femmes dedans. Ces délégations sont au dialogue et vous avez la dame de l’UFR qui en est même la porte-parole. Vous avez vu aussi d’autres organisations faîtières sous l’angle de la société civile composées par des cadres femmes ou jeunes des partis politiques qui se retrouvent là-bas et croyez-moi, dans les débats thématiques, ce que nous entendons de ces leaders à travers les médias, ces idées ont été défendues », a-t-il laissé entendre.

Pour ce qui est du retour de Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo mais aussi du cas des anciens dignitaires du régime Alpha Condé actuellement en détention, Mohamed Cissé pense que les dossiers judiciaires doivent aller jusqu’au bout. « Nous nous avons une position tranchée sur ces questions. Quand quelqu’un est en prison et que la personne s’estime innocente, le meilleur cadeau qu’on pourrait lui donner, c’est un procès équitable et pas une libération systématique. Vous savez, la réputation est très importante, quand il vous est reproché le détournement de biens publics et que vous vous déclarez innocent, la meilleure des façons, c’est d’affronter la justice et aller montrer en quoi vous êtes innocent. D’ailleurs, ça vous fait plus de capital sympathie après. Mais dire que non, pour revenir au dialogue il faudrait qu’on mette fin à cette poursuite, cela ne peut qu’amplifier ce que les gens pensent de vous… En tant que acteurs politiques, il ne nous revient pas de demander à un exécutif de se mêler des dossiers judiciaires au point de dire par exemple au procureur ou au juge de renoncer à telle poursuite. Pour ceux qui sont en prison et qui sont issus des organisations sociales, c’est la même demande. Nous allons continuer à demander à la justice de fournir davantage d’efforts pour diligenter le processus de telle sorte que les gens soient situés sur leur sort », a martelé Mohamed Cissé.

Mamadou Tanou Bah pour Guineematin.com

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