Insécurité à Labé : 4 présumés braqueurs mis aux arrêts et présentés aux médias

Quatre jeunes gens, auteurs présumés d’une attaque à main armée, sont tombés dans les filets des services de sécurité de Labé. Accusés d’avoir perpétré une attaque le weekend dernier, ils ont été présentés aux médias dans la journée de ce lundi, 23 janvier 2023. C’est dans les locaux de l’escadron mobile numéro 8 de Labé que l’identité des mis en cause a été dévoilée ainsi que leur mode opératoire, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, ces quatre présumés bandits sont accusés d’être auteurs d’une attaque à main armée survenue ce samedi aux environs de 4 heures du matin au quartier Mosquée, dans la commune urbaine de Labé. Un des présumés malfaiteurs a été arrêté par la victime, assistée de certains citoyens. Ses autres complices ont pris la fuite. Après les enquêtes, apprend-on, les complices présumés ont été mis aux arrêts et présentés à la presse.

Mohamed Sow, victime de l’attaque

Interrogé sur ce qui lui est arrivée, la victime a apporté des précisions. « Les présumés bandits m’ont poursuivi depuis l’Albatros, une boîte de nuit. Quand je suis arrivé au niveau de l’école privée Tountouroun, c’est là-bas qu’ils m’ont trouvé arrêté. L’un d’entre eux a braqué l’arme contre moi. J’ai garé le moteur en marche. Je leur ai demandé ce qu’ils veulent. L’un d’entre eux a dit qu’ils vont me tuer si je ne leur donne pas quelque chose. J’ai dit qu’il n’y a aucun problème. Je suis descendu en leur disant que mes objets sont dans la voiture, qu’ils n’ont qu’à venir prendre. Entre-temps, j’ai bougé, et ils ont ouvert le feu vers ma direction. C’est ainsi que ma copine m’a dit qu’ils ont pris son sac et son téléphone. J’ai directement fait machine arrière, et je les ai poursuivis jusqu’au quartier Mosquée, derrière la cour de feu Siradiou Diallo. J’ai coincé leur moto. Ils sont tombés. Celui qui pilotait la moto a dit à son ami de tirer sur ma tête, mais j’ai pu prendre ces pieds pour le faire tomber. Il a ouvert le feu, mais c’était trop tard. Je l’ai mis à terre et j’ai récupéré son arme. Les autres ont pris la fuite avec la moto. Les gens sont sortis et ont proposé de le brûler vif. Mais, je me suis opposé parce qu’il n’était pas seul. Comme il a été arrêté, il pourra nous servir pour retrouver les autres. C’est comme ça qu’il a été arrêté et on l’a déposé à la gendarmerie », a expliqué Mohamed Sow.

Interrogé, un des présumés assaillants, a reconnu les faits qui lui sont reprochés. « Nous l’avons suivi depuis la boîte de nuit Albatros, on voulait son téléphone. On avait un pistolet de fabrication locale. C’est l’un de mes amis qui est chauffeur qui m’a donné l’arme. C’est moi-même qui ai ouvert le feu sur la victime. Nous avons commis cette attaque au nombre de trois. La quatrième personne, c’est lui qui nous a fournis les munitions. C’est la première fois que j’attaque quelqu’un. Mais, c’était prémédité, tout a été planifié la nuit du vendredi », reconnait Mamadou Harouna Diallo.

De son côté, celui qui est accusé d’avoir fourni des munitions au groupe soutient les avoir données à un de ses amis qui prétendait faire la chasse. « Moi, je suis conducteur de taxi moto. C’est mon ami Harouna qui m’a demandé de lui chercher des balles pour un de ses grands qui veut aller à la chasse. Je lui ai dit que je ne sais pas où s’en procurer, sauf dans les villages. C’est ainsi qu’il m’a remis de l’argent pour lui acheter trois balles. Et c’est dans la commune rurale de Tarambaly que je les ai achetées. Je ne savais pas qu’il était dans ce genre d’affaires », se défend Thierno Amadou Diallo.

Abdoulaye Israël Kpogomou, procureur de la République près le Tribunal de première instance de Labé

Selon le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Labé, la loi sera appliquée dans toute sa rigueur contre ces hors-la-loi présumés. « J’ai été informé ce matin de l’interpellation de quatre citoyens qui sont présumés auteurs de vol à main armée, qui ont été appréhendés, dans le samedi 21 janvier 2023. Parmi les quatre mis en cause, trois ont été interpellés par la gendarmerie mobile numéro 8, et le quatrième a été appréhendé par la clameur publique. Je vous assure que la procédure sera menée avec rigueur. Le ministère public que je représente prendra les réquisitions les plus sévères contre ces présumés délinquants. Ces accusés sont âgés entre 18 et 19 ans », a dit Abdoulaye Israël Kpoghomou.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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