La Cour Suprême va-t-elle ordonner la mise en liberté de Dr Ibrahima Kourouma ? Les débats renvoyés au 31 janvier

Les débats ont recommencé devant la Cour Suprême ce mardi, 24 janvier 2023 dans le dossier Ibrahima Kourouma, ancien Ministre sous le régime Alpha Condé. Cette juridiction a été saisie par le Parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) pour « casser » l’ordonnance de mise en liberté sous contrôle judiciaire de cet ancien dignitaire du régime Alpha Condé. Les débats avaient été déclarés clos dans cette affaire, mais étant donné que la Cour suprême a une nouvelle composition, le délibéré a été rabattu.

Après la lecture de l’ordonnance de renvoi devant la Cour suprême, la parole a été donnée aux parties pour exprimer leurs prétentions par rapport à la suite à donner à la réouverture des débats, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon l’ordonnance de renvoi de ce dossier devant la Cour suprême, Dr Ibrahima Kourouma, ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire et ancien ministre de la Ville et de l’Aménagement du territoire, est poursuivi devant la CRIEF pour des faits présumés de détournement de deniers publics, blanchiment d’argent, enrichissement illicite et corruption portant sur un montant de 117 milliards de francs guinéens. Il lui est reproché dans cette affaire d’avoir ordonné le décaissement de ce montant incriminé sans aucun document comptable.

A la CRIEF, où il est poursuivi pour ces faits, la première chambre de l’instruction avait pris une ordonnance de mise en liberté en sa faveur, le plaçant sous contrôle judiciaire. Une ordonnance attaquée par le parquet spécial près la CRIEF à la chambre de contrôle de l’instruction. A son tour, cette chambre de contrôle de l’instruction va confirmer l’ordonnance de placement sous contrôle judiciaire de Dr Kourouma, le 11 août 2022, avec le paiement d’un cautionnement de 1 milliard GNF et la présence du prévenu au moins une fois par semaine à la CRIEF et interdiction de sortir du pays sans autorisation préalable.

Contre cette confirmation, le procureur spécial près la CRIEF s’est pourvu en cassation devant la plus haute juridiction du pays, la Cour suprême.

Devant la chambre pénale de la Cour suprême, les débats avaient été clos dans cette affaire en cassation. Le dossier avait été mise en délibéré. Mais, compte tenu de la nouvelle recomposition de la Cour, le délibéré est rabattu, l’affaire a été renvoyée par le président de la première chambre pénale à la date d’aujourd’hui pour la réouverture des débats.

Après la lecture de l’ordonnance de renvoi de cette affaire devant la Cour suprême à l’audience d’aujourd’hui, la parole a été donnée aux parties pour leur prétention par rapport à la suite de la procédure.

Me Pépé Antoine Lama, un des représentants de l’agent judiciaire de l’Etat, partie civile dans cette affaire, a sollicité de la Cour le renvoi du dossier au 7 février 2023, pour dit-il, prendre connaissance davantage de la présente affaire.

Une demande à laquelle le ministère public, représenté par Alpha Seny Camara, n’a trouvé aucune objection. Pour lui, il y a lieu de permettre au demandeur le temps afin de mieux s’informer sur ce dossier.

Mais du côté des avocats de la défense, l’avis est tout autre. « Notre client est en détention. Ce dossier n’a que trop duré. Les débats ont eu lieu dans cette affaire qui est d’ailleurs mise en délibéré. Tous les éléments sont contenus dedans. Les avocats de la partie civile, qui ont participé aux débats, ont leurs écrits versés au dossier de la procédure. Nous, nous plaidons qu’il plaise à votre auguste Cour d’ordonner la continuation des débats », a plaidé Me Sidiki Bérété, un de avocats de la défense.

La Cour a finalement renvoyé le dossier au mardi, 31 janvier 2023 pour la suite des débats.

A rappeler que l’ancien ministre, Dr Ibrahima Kourouma est détenu à la maison centrale depuis le 21 avril 2022.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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