Attaque contre la mairie de Faranah : plusieurs accusés condamnés

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, la mairie de Faranah avait été prise pour cible par un groupe de jeunes inconnus dans la nuit du dimanche 13 mars 2023. Depuis, plusieurs rumeurs circulent sur les motivations de cette attaque. Certains évoquent une manifestation contre le maire de la ville, tandis que d’autres pointent du doigt des manœuvres politiques. Les forces de sécurité sont rapidement intervenues pour disperser les assaillants, et l’escadron mobile nº13 a lancé des opérations d’interpellation dans la ville. Le mardi dernier, 21 mars, les audiences ont débuté au tribunal de première instance de Faranah, où sept accusés ont comparu à la barre. Et hier, mercredi 22 mars, le verdict est tombé : plusieurs jeunes ont été condamnés à des peines de prison avec des amendes, tandis que d’autres ont été relaxés, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans le Sankaran. 

La nuit du dimanche au lundi 13 mars 2023, la mairie de Faranah avait été la cible d’une attaque à 4 heures du matin par un groupe de jeunes inconnus qui ont suscité beaucoup d’agitation dans la cité. Les jeunes ont attaqué les locaux de la mairie. Suite à cette attaque, les forces de sécurité sont intervenues et les ont dispersés à l’aide de gaz lacrymogènes.

Plusieurs rumeurs ont circulé concernant cette attaque contre la mairie. Certains disent que c’est la jeunesse qui voulait manifester contre le maire et qui s’est rassemblée depuis une heure du matin. D’autres pensent que ce sont des manœuvres de responsables déçus d’une formation politique… 

Dans tous les cas, l’escadron mobile nº13 a été mobilisé dans la ville pour procéder à des interpellations. La machine judiciaire, quant à elle, joue son rôle d’arbitre pour la promotion du respect des règles et des principes régissant la vie en société. C’est pourquoi, depuis ce mardi 21 mars 2023, les audiences ont débuté au tribunal de première instance de Faranah où 7 accusés ont comparu à la barre et la sentence est finalement tombée hier, mercredi 22 mars 2023.

« Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière correctionnelle et en premier ressort sur l’action publique, déclare Mohamed Mansaré, Amara Kourouma, Sayon Condé (dit EVE), Lanfia Camara, Seny Cissé, Ansoumane Oularé coupables des faits qui leur sont reprochés. Pour la répression, ils sont condamnés à un an d’emprisonnement par défaut et à payer une amende d’un million chacun, et un mandat d’arrêt est décerné contre eux en audience », a déclaré le président du tribunal de première instance de Faranah.

Dans sa décision, le juge Mohamed Lamine Barry a également déclaré Karifa Keïta, Ibrahima Kourani Camara et Souleymane Condé coupables des faits qui leur sont reprochés, avant d’annoncer leur condamnation : « 3 mois d’emprisonnement, dont 1 mois assorti de sursis ».

Enfin, Morciré Traoré, Mamadou Samba Baldé et Mamadou Hady Diallo se sont tirés à bon compte. Ces trois prévenus ont simplement été reconnus « non coupables et non convaincus des faits qui leur sont reprochés ». Ils ont par conséquent été relaxés puisque le tribunal a constaté que les délits pour lesquels ils étaient poursuivis étaient tout simplement non constitués. 

« Les frais sont mis à la charge des condamnés, conformément aux articles 627, 628, 629, 630, 240, 135 et 136 du code pénal, ainsi qu’aux articles 735, 544 et 548 du code de procédure pénale », a indiqué Mohamed Lamine Barry, président du tribunal de première instance de Faranah, avant de préciser que « les parties ont 15 jours pour faire appel de la décision ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tél. : 620241513/660272707

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