Attaque armée à Kagbelen : “les bandits ont pris mon bébé et ils ont dit : si tu ne sors pas l’argent, on va tuer l’enfant”

Des individus armés de fusils PMAK et de machettes ont fait irruption dans la nuit du vendredi au samedi, 6 juillet 2024, dans une concession à Kagbelen. C’était aux environs de 2 heures 40’. Et l’attaque a duré près d’une heure. Les assaillants, au nombre de quatre, ont réussi à dérober d’importantes sommes d’argent et des objets de valeur.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, ces bandits ont pris en otage un enfant de huit mois pour contraindre ses parents à leur donner de l’argent et d’autres biens.

“Nous avons été attaqués hier nuit entre 2 heures 50’ et 3 heures 40’. Ce sont des bandits encagoulés et armés de fusils PMAK qui nous ont attaqués. Ils étaient au nombre de quatre, trois parmi eux détenaient des PMAK et le quatrième avait une machette. Quand ils sont venus, ils sont entrés dans la première chambre où se trouvaient une de mes femmes et son bébé de huit mois. Ils ont pris le bébé et l’ont jeté à terre. Puis, ils ont commencé à frapper ma femme. Ensuite, ma femme est venue taper la porte de la chambre où j’étais couché. Et dès que j’ai ouvert la porte, ils ont pointé le fusil sur mon visage et ils ont demandé de l’argent. Ils ont pris tout l’argent qu’ils ont vu là-bas. Mais, ce sont des gens qui nous connaissent. Parce que quand ils ont pris l’argent, ils ont dit : allons au deuxième bâtiment, c’est là-bas que se trouve le coffre-fort. Donc, ils sont allés prendre le coffre-fort et ils nous ont attachés mes deux femmes et moi. Ils ont pris le coffre-fort, de l’argent (environ 44 millions de francs), six téléphones dont cinq androïdes, deux ordinateurs. Ils ont mis tout cela dans un véhicule HONDA et ils sont partis. Mais, ce véhicule HONDA est difficile à conduire, c’est un automatique américain. Ils l’ont quand-même conduit jusqu’à Tobolon, vers les rails, il l’ont abandonné là-bas. Parce que le matin, quand les jeunes du quartier sont venus, je leur ai montré la photo du véhicule, un conducteur de taximoto qui est allé déposer un passager vers les rails là-bas a vu le coffre-fort vide et le véhicule garé là où on appelle deuxième poteau. Mais, les bandits ont tout saccagé chez moi. Ils ont pris mon bébé et ils ont dit : si tu ne sors pas l’argent, on va tuer l’enfant ”, a expliqué Bourhane Barry, la victime de cette attaque digne d’un scénario hollywoodien.

Aux dernières nouvelles, Bourhane Barry a déposé plainte à la gendarmerie pour tenter de retrouver les bandits qui l’ont cambriolé et semé la terreur chez lui. Mais, ces assaillants non encore identifiés sont toujours en cavale.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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