Le jeune Mamadou Diallo, jugé pour des faits de vol, détention et consommation de chanvre indien, a été déclaré coupable par le tribunal de Dixinn. A l’audience correctionnelle de ce mardi, 14 octobre 2025, il a écopé d’une peine d’un an d’emprisonnement et au paiement du téléphone qu’il est accusé d’avoir volé. La partie civile dans cette affaire est Amadou Tidiane Bah, menuisier de profession, qui affirme avoir été menacé par des ciseaux que le prévenu détenait, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.
Appelé à la barre, le prévenu Mamadou Diallo a expliqué de quelle manière il a été mis aux arrêts. « On s’est rencontré un jour. J’étais avec mon ami sur la moto. La partie civile m’a vu et a crié pour dire : “C’est lui mon voleur !” Il a continué à appeler à l’aide. J’étais avec mon ami, qui m’a dit que si je sais que ce n’est pas moi qui ai pris son téléphone, de rester tranquille. Donc, on a continué. Arrivés au niveau de l’école où se passait le vote, il criait encore et appelait à l’aide. Il est rentré dans l’école et s’est plaint au gendarme, qui m’a interpellé. »
Amadou Tidiane Bah, menuisier de profession, domicilié à Sonfonia, partie civile, a livré sa version des faits. « On était parti veiller dans une boîte de nuit jusqu’à 2 h. J’ai décidé d’aller dans un bar-café pour éviter que mes parents ne crient sur moi, pour attendre 4h, comme ça, après l’appel à la prière, j’allais me rendre à la mosquée pour prier et rentrer à la maison. Après, j’ai eu envie d’uriner, je suis sorti. À mon retour, je l’ai vu directement devant moi, et il m’a demandé ce que je faisais là. Je lui ai dit que j’attendais l’appel à la prière. Il m’a demandé si j’étais du quartier, j’ai dit non. J’ai ajouté que j’allais rester ici jusqu’à l’appel pour ensuite partir. Même le propriétaire du bar-café est sorti pour uriner, il m’a laissé là-bas. Ensuite, il m’a dit de lui donner mon téléphone, qu’il voulait vérifier si je n’avais pas d’objet tranchant sur moi. Moi-même, j’ai allumé la torche de mon téléphone pour le remettre. Lorsqu’il a compris que je n’avais rien sur moi, il a sorti des ciseaux et m’a menacé en me demandant de lui remettre mon téléphone. Je l’ai bien identifié cette nuit-là. Je ne lui ai même pas demandé de me rendre mes puces. Je me suis dit que, puisqu’il est du quartier, on allait se revoir. Après trois jours, cela a coïncidé avec le jour du vote : on s’est croisé là-bas et un gendarme l’a interpellé. »
Le tribunal a ensuite posé une question relative à la drogue saisie sur le prévenu. « Ils ont saisi de la drogue sur moi. Mais, elle ne m’appartenait pas ».
Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public a demandé de retenir Mamadou Diallo dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, de le condamner à un an d’emprisonnement, dont six mois assortis de sursis. Il a également demandé au tribunal de recevoir la constitution de partie civile de Amadou Tidjane Bah, et d’ordonner la destruction des substances psychotropes saisies.
En rendant sa décision sur siège, le tribunal a déclaré Mamadou Diallo coupable de vol, de détention et de consommation de chanvre indien. Pour la répression, le tribunal l’a condamné à un an d’emprisonnement et ordonné la destruction des substances psychotropes. Il est également condamné au paiement des préjudices causés à la partie civile.
Yayé Oumou Barry pour Guineematin.com





