Jugé pour le vol d’une moto de marque TVS, la destruction d’un poste téléviseur et d’un téléphone Samsung A5, Jean Oularé a comparu jeudi dernier, 16 octobre 2025, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. A la barre, il a reconnu les faits, au préjudice d’Alhassane Bangoura, partie civile dans cette affaire. Pour la répression, il a écopé d’une peine de 2 ans de prison, assortie de sursis, et au paiement d’une amende de 300 mille GNF, rapporte une journaliste de Guineematin.com qui a suivi l’audience.
Né en 1983 à Kissidougou et domicilié à Kagbélen, Jean Oularé a été interpellé et placé sous mandat de dépôt depuis le 3 octobre 2025 à la maison centrale de Conakry. Il est poursuivi pour avoir soustrait une moto de marque TVS et, au même moment, détruit un poste téléviseur et un téléphone Samsung A5.
Des faits qu’il a immédiatement reconnus à la barre. « Je reconnais être coupable et demande une doléance au tribunal », a simplement déclaré Jean Oularé.
Après cette déclaration, le ministère public a voulu comprendre les circonstances du vol. « Comment vous avez soustrait la moto ? », a questionné le procureur.
« Je ne sais pas ce qui m’a pris de faire ça. J’avais perdu ma femme et c’est comme si j’étais envoûté », a confié Jean Oularé.
Le procureur, intrigué, a relancé. « Qui vous a envoûté ? Les gens du village ? En quoi le décès a un lien avec le vol ? », a de nouveau questionné le représentant du ministère.
« Non, je ne savais juste pas ce que je faisais en ce moment », a martelé le détenu.
Poursuivant ses questions, le ministère public a ajouté. « Quand vous avez pris la moto et que vous êtes parti, avez-vous eu un accident ? », a encore demandé le procureur.
« Non, j’ai pu la piloter sans faire d’accident », a répondu Jean Oularé.
« Alors, vous saviez ce que vous faisiez et que ce n’était pas bon, n’est-ce pas ? », a répliqué le procureur.
À l’issue des débats, le ministère public, représenté par le procureur Siba Toupou, a demandé au tribunal de retenir Jean Oularé dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, il a requis une peine d’emprisonnement de 7 mois, dont 4 assortis de sursis, ainsi que le paiement d’une amende de 500 000 francs guinéens.
Le tribunal, présidé par la juge M’Balou Traoré, a rendu sa décision en fin d’audience. Jean Oularé a été reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et condamné à 2 ans de prison, assortis de sursis, et au paiement de 300 000 francs guinéens d’amende.
Mariama Barry pour Guineematin.com






