Élection présidentielle : pour Diabaty Doré, le plus important réside dans la crédibilité du scrutin

La Direction générale des élections (DGE) a fixé le montant de la caution pour les candidats à l’élection présidentielle prévue en fin d’année en Guinée. De nombreux acteurs politiques disent ne pas être surpris par les 900 millions GNF fixés par la DGE. C’est le cas de Diabaty Doré, président du Rassemblement pour la république (RPR).

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com ce mercredi 22 octobre 2025, le leader politique, membre de l’Alliance des forces pour la démocratie et le développement (AFDD), a déclaré ne pas être surpris par rapport au montant de cette caution, disant que le plus important réside dans la crédibilité du scrutin présidentiel à venir.

« Je crois que ceux qui ont suivi le processus électoral de 2010 jusqu’en 2025, on est parti de 400 millions à 800 millions et aujourd’hui, on est à 900 millions de francs guinéens. Moi, ça ne me surprend pas. D’ailleurs même, je m’attendais à 1 milliard de francs guinéens, parce que nous sommes en transition et aujourd’hui, les autorités mêmes veulent organiser les élections sans les partenaires techniques et financiers… quand on dit qu’on est souverain, on doit l’être aussi financièrement. C’est très important que nous mêmes les États africains que nous parvenions à financer nos élections », affirme Diabaty Doré.

Par ailleurs, le leader du RPR s’est permis de faire une comparaison avec ce qui se passe chez nos voisins en Afrique de l’Ouest. « Quand je fais la comparaison aussi du montant fixé par la DGE avec autres pays comme la Côte D’ivoire, le Sénégal… je pense bien qu’ils sont en conformité avec ces pays », a-t-il laissé entendre.

En outre, Diabaty Doré, membre de l’Alliance des forces pour la démocratie et le développement (AFDD) déclare que l’argent n’est pas le problème. Ce qui est important,  affirme notre interlocuteur, c’est la garantie d’un processus électoral exclusif. « Pour moi, ce ne sont pas les 900 millions GNF qu’il faut voir. Le plus important surtout pour un acteur politique qui veut participer à l’élection, est que le processus soit garanti, se poser la question de savoir si  aujourd’hui le code électoral que nous avons est concordance avec la constitution. Donc, il faut corriger ce dysfonctionnement. Nous, ce n’est est pas l’argent le souci. Ils doivent nous donner une garantie par rapport à la crédibilité, à la transparence du scrutin. Mais en ce qui concerne l’argent, ça nous importe peu car nous préparons les alliances pour une seule candidature. Ce qui nous importe en ce moment, c’est la garantie et la stabilité du processus électoral, son caractère inclusif », a-t-il fait savoir.

Hadja Saran DIAKITE pour Guineematin.com

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