Accident mortel à Kénien (Conakry) : ce que risque Amadou Oury Barry, jugé pour homicide involontaire

Poursuivi pour homicide involontaire, suite à un accident de circulation qui a coûté la vie à Mamadou Samba Diallo, le jeune Amadou Oury Barry risque une peine d’un an de prison, assortie de sursis. Telle est la peine requise à son encontre par le procureur à l’audience correctionnelle du tribunal de Mafanco, tenue ce jeudi, 23 octobre 2025. A la barre, le prévenu, conducteur de camion, a reconnu les faits mis à sa charge, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Âgé de 22 ans, marié mais sans enfant, Amadou Oury Barry est chauffeur de camion. Il réside au quartier Yattaya, dans la commune de Lambanyi. Il a été interpellé et placé sous mandat de dépôt depuis le 17 octobre 2025 à la maison centrale de Conakry.

A la barre du tribunal, il est accusé d’avoir causé un accident mortel sur la voie publique. Un accident qui a entraîné la mort de Mamadou Samba Diallo.

« L’accident s’est produit sur le pont de Kénien », a-t-il expliqué d’entrée.

Le tribunal l’a alors interrogé sur la manière dont il conduisait. « Vous rouliez à combien de kilomètres à l’heure ? », a demandé le juge.

« Je n’étais pas en excès de vitesse. J’avais quitté la première voie pour emprunter l’autoroute. C’est en ce moment que j’ai entendu boum. Je suis descendu du véhicule, on a pris l’accidenté et nous l’avons conduit à l’hôpital », a-t-il expliqué.

Mais, le juge a aussitôt relevé une contradiction avec le rapport des agents intervenus sur les lieux. « Pourtant, selon le constat des officiers qui étaient sur le terrain, vous étiez en excès de vitesse », a-t-il répliqué.

« Non, je n’étais pas en excès de vitesse. Moi, je n’essayais même pas de tourner, j’allais tout droit, car je partais à Ignace Deen », a insisté le prévenu.

À la clôture des débats, le ministère public a pris la parole pour ses réquisitions.

Le procureur a demandé au tribunal de déclarer Amadou Oury Barry coupable des faits mis à sa charge. Pour la répression, il a requis une peine d’un an de prison assortie de sursis, ainsi que le paiement d’une amende d’un million de francs guinéens.

À l’issue des réquisitions, le tribunal, présidé par le juge Mohamed Sangaré, a renvoyé l’affaire au 30 octobre 2025 pour délibéré.

Mariama Barry pour Guineematin.com

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