Conakry : Bountouraby Camara condamnée pour avoir frappé et blessé une fillette de 5 ans

Poursuivie pour coups et blessures volontaires, faits prévus et punis par l’article 245 du code pénal guinéen, Bountouraby Camara a été reconnue coupable au tribunal de Mafanco. A l’audience correctionnelle de ce jeudi, 23 octobre 2025, elle a écopé d’une peine de six mois d’emprisonnement, dont 3 mois assortis de sursis. A la barre, elle avait reconnu avoir frappé et blessé à la tête Mabinty Bangoura, âgée de 5 ans, et présenté ses excuses, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Âgée de 30 ans, Bountouraby Camara est née à Kindia. Mariée et mère de trois enfants, la prévenue est en détention préventive depuis le 23 juin 2025 à la maison centrale de Conakry. La petite Mabinty qui a subi le préjudice, est la fille de sa belle-sœur. Elle lui avait été donnée pour assurer son éducation.

Selon le dossier transmis au tribunal, la prévenue aurait infligé de graves coups à l’enfant, provoquant des blessures à la tête.

À la barre, Bountouraby Camara n’a pas nié les faits. « Oui, je l’ai frappée parce qu’elle n’écoute pas ce qu’on lui dit. J’avais même frappé mon fils, parce que lui aussi m’avait insultée », a déclaré la prévenue.

Des propos qui ont suscité la réaction du tribunal. « On peut corriger un enfant pour son éducation. Mais pourquoi le battre jusqu’à le blesser à la tête ? », a interrogé le juge.

« J’ai déconné, je suis vraiment désolée », a répondu Bountouraby Camara.

Le ministère public a, à son tour, voulu comprendre pourquoi seule la fillette avait été grièvement blessée. « Vous avez dit ici que vous avez frappé votre fils en même temps que la petite Mabinty. Mais pourquoi vous ne l’avez pas blessé lui aussi ? », a demandé le procureur.

« J’avais pourtant bien frappé mon fils aussi », a-t-elle rétorqué.

Au terme des débats, le procureur a requis la culpabilité de Bountouraby Camara pour coups et blessures volontaires. Pour la répression, il a demandé au tribunal de la condamner à un an d’emprisonnement, dont six mois assortis de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 500 000 GNF.

Rendant sa décision sur le siège, le tribunal, présidé par le juge Mohamed Sangaré, a reconnu la prévenue coupable des faits à elle reprochés. Il l’a condamnée à six mois d’emprisonnement, dont trois assortis de sursis, et au paiement d’une amende de 500 000 GNF.

Après avoir passé 4 mois à la maison centrale, Bountouraby rentre à son domicile…

Mariama Barry pour Guineematin.com

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