Natif de Djonfo-Pouroya, dans la préfecture de Koubia, en Moyenne Guinée, Mamadou Bachirou Diallo évolue depuis des années dans la restauration en Côte d’Ivoire. Gérant d’un kiosque à café dans la localité de Lakota, au centre-ouest du pays, il estime que son activité est plus rentable et facile à exercer que le commerce qui occupe bon nombre de ses compatriotes. Arrivé en Côte d’Ivoire en 2007, il est d’abord passé par le commerce avant de choisir finalement la restauration. Il s’est confié sur son parcours et son quotidien au correspondant de Guineematin.com en Côte d’Ivoire, de passage à Lakota.
Cuisinier, Bachirou Diallo l’est devenu occasionnellement. Celui qui était jusque-là vendeur ambulant dans les rues de Man, à l’ouest du pays, s’est finalement reconverti. Voici comment. « Pour revenir à mes débuts, il faut dire que personne ne m’a convaincu de faire la restauration. A l’époque, je faisais du commerce ambulant. Une fois que je suis fatigué, je venais me reposer chez un ami, gérant de kiosque, qui était seul. Après avoir fini de l’aider à laver les assiettes, il me préparait à manger. J’ai finalement décidé de préparer pour moi-même », explique-t-il.
Le commerce attire la convoitise de bon nombre de ses compatriotes en Côte d’Ivoire contrairement à Bachirou. Pour l’avoir exercé auparavant, il motive son second choix. « A mon arrivée dans ce pays, j’ai d’abord commencé par le commerce comme beaucoup de nos parents. Franchement, on gagnait, mais il y avait également des pertes. Le seul problème avec les kiosques, c’est quand il y a manque de clients. Si non, dans un endroit qui marche, si tu y investis, tu vas t’en sortir très bien dans ce pays. Et à la fin de chaque journée, tu sauras ce que tu as gagné comme bénéfices, alors que pour les boutiques, c’est tout le contraire. C’est un travail que j’aime de tout cœur. Tout va bien actuellement », affirme-t-il.
Au menu de son kiosque, diverses croustades avec le spaghetti comme plat phare. Sept jours sur sept, il est sur pied. « Nous commençons chaque jour très tôt le matin jusqu’à midi pour le soir jusqu’à 23 h. J’achète les spaghettis par carton qui contient 40 paquets en raison de 6 500 à 7 000 Francs CFA. Souvent, il reste avec moi 5 jours, ça dépend du marché, de la fréquence de la clientèle. Un plat spaghetti se vend à 500 F CFA », a fait savoir notre interlocuteur.
Par rapport à la clientèle, Mamadou Bachirou ne se plaint pas. A l’en croire, le travail est certes rythmé de pression mais avec l’affluence du marché, tout se gère. Avec son ambition d’ouvrir un grand restaurant, il se projette et compte se donner les moyens de sa politique.
De retour de Lakota, Mamadou Malal Baldé depuis Abidjan pour Guineematin.com
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