La montée du banditisme sur la route Hamdallaye-Taouyah-Ratoma-Lambanyi continue de préoccuper les citoyens. Les cas d’agressions et de vols à l’arraché se multiplient, souvent avec une extrême violence. La dernière victime en date se nomme Boubacar Bah, un jeune de 22 ans, qui a échappé de justesse à la mort, après une attaque au cours de laquelle il a également perdu la moto qu’il conduisait. Les faits se sont produits dans la nuit du lundi au mardi, 4 novembre 2025. Grièvement blessé, il sollicite l’aide des bonnes volontés pour se soigner mais aussi pour acquérir une nouvelle moto, car l’engin volé ne lui appartient pas, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.
Boubacar Bah est chauffeur de profession. Faute d’emploi dans son domaine, il exerce comme conducteur de moto-taxi pour subvenir à ses besoins. Ce soir-là, après avoir déposé une cliente à la Bellevue, il est arrêté par un homme qui lui demande de le transporter à Taouyah marché. Mais le trajet bascule dans l’horreur.
Voici le récit glaçant vécu par le jeune Boubacar Bah. « J’étais assis avec mon ami Diouma à Dixinn. On veillait ensemble. Après, je l’ai laissé là-bas. Je suis allé au grand carrefour. Quelques minutes après, ma cliente m’a appelé pour la conduire. Je l’ai conduite à la Belle vue. En revenant, un monsieur m’a arrêté. Il a dit de l’envoyer à Taouyah marché. Je lui ai répondu que si c’est à l’intérieur du quartier, je n’y vais pas. Il m’a dit que c’est sur la grande route, là où les motards stationnent. Je lui ai dit OK, pas de problème. Il est monté sur la moto et on a bougé. En allant, on a dépassé Hamdallaye mais nous ne sommes pas arrivés à Taouyah marché. Au niveau du « petit lac », il a fait sortir un couteau. Avant que je m’en rende compte, il m’a égorgé. Nous sommes tombés. On s’est levé. Le couteau était tombé près de lui. Je me suis dirigé vers lui. Il a crû que je voulais prendre son couteau. Il a écarté le couteau avec son pied. On a commencé à nous battre. Juste après, un véhicule s’est approché de nous. J’ai pensé qu’ils étaient venus à mon secours, or c’était la bande de mon agresseur. Ils sont sortis. Ils m’ont beaucoup frappé. Ils ont pris tout ce que j’avais en ma possession. Finalement, ils sont partis avec la moto. L’acte s’est produit dans la nuit du lundi à mardi 4 mars à 1 heure du matin ».
Poursuivant, le jeune homme explique avoir été conduit à l’hôpital et sollicite de l’aide. « La même nuit, on m’a envoyé à l’hôpital. Nous étions là-bas, mais c’est coûteux pour moi. Je devais rester à l’hôpital pendant une semaine ; mais, faute de moyen, je n’y ai fait que 2 jours. Je demande une assistance aux personnes de bonne volonté pour m’aider à me soigner et à avoir une nouvelle moto puisqu’elle ne m’appartient pas. Je suis joignable sur le numéro de ma maman : 628 88 94 28, (Orange Money 622 81 87 11). On n’a pas pu acheter tous les médicaments prescrits. Le médecin m’avait demandé de rester à l’hôpital, mais c’est coûteux. Chaque jour, on payait 190 000 francs guinéens au CHU Donka, sans compter les médicaments », a-t-il fait savoir.
Boubacar Diallo pour Guineematin.com






