Pèlerinage 2026 : voici les maladies qui peuvent empêcher d’aller aux lieux saints de l’islam

Dr Mohamed Lamine Diallo, conseiller principal du SGAR

Le lundi 3 novembre 2025, le Secrétariat général des Affaires religieuses a officiellement lancé les opérations du pèlerinage du Hajj 2026. La cérémonie a eu lieu au Centre islamique de Donka, sous la présidence d’Elhadj Karamo Diawara, entouré des membres de son cabinet.

À cette occasion, le montant des frais du pèlerinage a été fixé à 58 325 000 francs guinéens par personne. Les deux compagnies aériennes retenues sont Ethiopian Airlines et Egypt Air, et le nombre de places attribuées à la Guinée reste inchangé, soit 10 000 pèlerins. En plus de ces informations capitales, le département des Affaires religieuses a précisé les formalités à remplir par les candidats, parmi lesquelles figure la visite médicale.

Mais le certificat d’aptitude médicale portera sur quoi exactement ?

Dr Mohamed Lamine Diallo, conseiller principal du ministre secrétaire général des Affaires religieuses, a apporté des précisions à Guineematin.com à travers l’un de ses journalistes.

« Le ministre secrétaire général des Affaires religieuses a reçu une correspondance du Royaume d’Arabie Saoudite mentionnant les exigences et consignes pour le Hajj 2026. Autrement dit, ce n’est pas l’État guinéen qui a décidé de prendre ces mesures, mais bien l’État qui abrite les rites du Hajj. Cette correspondance stipule qu’il faut être physiquement et mentalement bien portant pour accomplir le pèlerinage. En d’autres termes, il ne faut pas aller au Hajj avec une ou plusieurs maladies qui empêcheraient d’accomplir les rites. Il s’agit notamment des maladies des reins (insuffisance rénale), du cœur (hypertension artérielle), des poumons (telles que la tuberculose), du foie, des nerfs, des troubles mentaux, de la vieillesse entraînant une défaillance physique ou mentale, de la grossesse, des cancers, des maladies contagieuses, ainsi que du diabète non maîtrisé ou à un stade avancé », a expliqué Dr Diallo.

Mais ce n’est pas tout : d’autres mesures sanitaires supplémentaires pourraient être ajoutées par les autorités saoudiennes.

« Les autorités sanitaires saoudiennes se réservent le droit de contrôler, à l’aéroport international d’arrivée sur le sol saoudien, si ces mesures sont bien respectées. En plus, elles peuvent introduire d’autres exigences en coordination avec l’OMS. Toute personne qui prendrait le risque de voyager avec l’une de ces maladies s’expose à être refoulée sans avoir pu accomplir son pèlerinage », a ajouté Dr Mohamed Lamine Diallo.

Le certificat d’aptitude médicale est délivré, pour la région de Conakry, par le CHU d’Ignace Deen, l’hôpital Sino-Guinéen, l’hôpital régional d’Enta, ainsi que par les CMC. À l’intérieur du pays, il est obtenu auprès des hôpitaux régionaux et préfectoraux.

Après ces formalités, les pèlerins devront recevoir les vaccins obligatoires contre la fièvre jaune et la méningite. Les autorités religieuses mettent toutefois en garde tout candidat qui ne remplirait pas les conditions de santé : il ne doit pas s’inscrire pour le Hajj. En effet, ce cinquième pilier de l’islam n’est obligatoire que pour ceux qui en ont les moyens mais aussi les aptitudes physiques et mentales.

Les inscriptions débuteront le lundi 10 novembre et prendront fin le 10 décembre prochain, ont précisé les autorités religieuses, qui ont également publié la liste des six agences de voyage agréées pour l’inscription des pèlerins.

Pour le Hajj 2026, le calendrier prévisionnel s’étendrait du 25 au 29 mai 2026, sous réserve de l’observation du croissant lunaire. Un décalage d’un jour reste possible. Selon les estimations, la station d’Arafat devrait avoir lieu le 25 mai, si le Hajj débute effectivement ce jour-là. Les dates définitives seront confirmées officiellement par les autorités religieuses.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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