Beyla : les employés de BCEIP/Mota Engil en grève après un bras de fer avec le recruteur

Le travail est paralysé actuellement sur le site de Mota Engil à Beyla, où l’entreprise portugaise mène des travaux de terrassement, de construction et de production dans le cadre du projet Simandou. Le syndicat des travailleurs a déclenché une grève illimitée le 13 novembre 2025 pour exiger la satisfaction de sa plateforme revendicative.

Selon le Mouvement syndical des travailleurs, cette grève concerne 1 200 ouvriers (maçons, menuisiers, charpentiers, ferrailleurs, etc.) recrutés par le cabinet BCEIP pour le compte de Mota Engil. Elle intervient après l’expiration du préavis de grève déposé le 1er novembre dernier.

« Notre préavis de grève a expiré le 12 novembre. Et au lieu de chercher à trouver une solution aux problèmes des travailleurs, les responsables du groupe BCEIP se sont livrés à des actes d’intimidation. Ils ont dit ne plus reconnaître le Mouvement syndical des travailleurs, un bureau élu par les travailleurs sous la coordination des responsables du de BCEIP, de la CNTG et de Rio Tinto SIMFER. Et donc, le syndicat n’avait pas le choix que de déclencher la grève, comme l’ont réclamé les travailleurs », a déclaré le secrétaire général de la délégation syndicale de BCEIP, Samouka Kandé.

Selon lui, la grève vise à protester contre plusieurs problèmes auxquels sont confrontés les travailleurs recrutés par BCEIP.

« Ce sont : le non transfert des travailleurs du cabinet BCEIP vers la société utilisatrice (Mota-Engil Guinée) après une durée maximale d’un an ; les abus d’autorité se traduisant par un déséquilibre de paiement des heures travaillées ; la non satisfaction des travailleurs selon le type de contrat émis par le Groupe BCEIP (Contrat à durée déterminée à terme imprécis). Ce type de contrat est non conforme à la législation en vigueur selon le code de travail guinéen ; les salaires de base des travailleurs très bas et insignifiants… ».

Les récriminations portent également sur l’inefficacité de la prise en charge médicale, ainsi que le manque de transparence autour des prélèvements pour la CNSS et l’ONFPP. Selon les travailleurs, ces contributions sont retirées de leurs salaires sans possibilité de vérification, alors même qu’ils ne bénéficient pas des formations de l’ONFPP.

Face à ces problèmes, le mouvement syndical adopte une position ferme : il demande « de façon claire et pacifique, le départ non négociable » du groupe BCEIP.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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