Les négociations engagées cette semaine sous l’égide des autorités préfectorales et communales de Beyla n’ont, pour l’heure, produit aucun résultat tangible. Sur le site de Mota Engil, où l’entreprise portugaise mène des travaux de terrassement, de construction et de production dans le cadre du projet Simandou, les activités demeurent paralysées.
Depuis le 13 novembre 2025, près de 1 500 ouvriers (maçons, menuisiers, charpentiers, ferrailleurs et autres corps de métier), tous recrutés par le cabinet BCEIP pour le compte de Mota Engil, sont en grève. Le mouvement social vise à obtenir la satisfaction d’une plateforme revendicative, dont l’un des points centraux est le départ du cabinet BCEIP ou le transfert des travailleurs directement sous la responsabilité de Mota Engil.
Deux rencontres de médiation ont été organisées cette semaine, réunissant le syndicat des travailleurs et la direction de BCEIP, sous la supervision du préfet de Beyla et en présence de représentants de la mairie. Mais aucune avancée significative n’en a émergé, puisque chacune des parties en conflit reste campée sur sa position. Un responsable syndical, contacté par Guineematin.com, rapporte que BCEIP a sollicité la reprise du travail en attendant la suite des discussions, mais les travailleurs ont rejeté cette demande.
« BCEIP, qui semble être sous la pression de Mota Engil, nous a demandé de faire tout possible pour que le travail reprenne ce jeudi soir. Mais nous avons dit que nous ne pouvions pas leur donner cette garantie sans échanger avec les travailleurs qui nous ont mandatés. Donc, nous leur avons dit de nous donner le temps d’aller échanger avec les travailleurs avant de prendre une quelconque décision. C’est ainsi que ce matin, nous avons mobilisé nos collègues sur le site pour leur faire le compte-rendu de nos discussions. Et ils nous ont dit qu’ils reprendront le travail qu’après le départ de BCEIP ou leur transfert vers Mota Engil. Ils ne veulent plus absolument rien à voir avec BCEIP », a-t-il indiqué.
Selon lui, le syndicat va retourner vers le préfet de Beyla pour lui transmettre ce message des travailleurs.
Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com






