L’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) enregistre une défection. Jusque-là deuxième secrétaire général adjoint chargé de la formation et de l’éducation ouvrière de cette centrale syndicale, Michel Pépé Balamou a jeté l’éponge. Dans sa lettre de démission adressée au président et au secrétaire général de l’USTG, le secrétaire général du SNE (Syndicat national de l’éducation) dénonce « plusieurs raisons fondamentales ». Ce sont :
« 1- Détournement de mission: Je constate que notre centrale syndicale ne défend plus les intérêts matériels et moraux des travailleurs de Guinée, mais se consacre désormais à des intérêts personnels inavoués.
2- Violation des libertés syndicales: La récente note circulaire, non datée, de I’USTG, invitant ses affiliés (tous secteurs confondus) à la suspension des mouvements de grève jusqu’au 31 janvier 2026, constitue à mes yeux une violation flagrante de la Convention 87 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical.
3- Manque de transparence et clanisme: La gestion opaque des affaires internes, la discrimination flagrante dans le traitement des fédérations syndicales et syndicats nationaux affiliés, ainsi que le clanisme érigé en mode de gestion et gouvernance syndicale, sont des pratiques contraires aux valeurs essentielles de la lutte syndicale: la justice sociale, la solidarité, l’intégrité, la transparence, l’équité, la reconnaissance des efforts par la promotion de l’excellence et du mérite ».
En plus de sa démission de son poste, Michel Pépé Balamou précise qu’il met fin à l’ensemble de ses activités au sein de l’USTG. Il annonce également que des consultations seront organsiées au sein du Syndicat national de l’Éducation (SNE), dont il est le secrétaire général, en vue d’une éventuelle désafiliation de cette centrale syndicale.
Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com





