Un immeuble qui abrite l’école Elhadj Oumar Tall, située dans le quartier Mafanco, non loin de la gare routière de Siguiri, dans la commune de Matam, a pris feu ce lundi, 1er décembre 2025, aux environs de 16h. Le sinistre s’est déclaré au moment où des enfants se trouvaient en pleine séance de cours. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais plusieurs enfants ont été blessés ou étouffés par la fumée. Ils ont été transportés d’urgence dans les structures sanitaires, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.
Selon plusieurs témoins, les sapeurs-pompiers ont tardé à intervenir. Il a fallu l’appui des véhicules de Ciao, ainsi que la mobilisation des jeunes du quartier Mafanco et de Madina, pour éviter le pire. Ils ont attaché des cordes et grimpé le bâtiment pour évacuer les enfants.
Bangaly Nabé, citoyen, décrit une fumée très forte, des enfants étouffés et blessés, envoyés d’urgence à l’hôpital. « Les enfants étaient étouffés. Il y a même une fille qui était paralysée, elle ne pouvait pas marcher. Donc, je l’ai mise sur mon dos. Elle est handicapée. Je l’ai mise sur mon dos et on est descendu ensemble sur la corde pour la sauver. En plus de cela, derrière aussi, la flamme était trop forte. Certains enfants ont été évacués de l’autre côté et d’autres par-ci par-là. Plusieurs enfants ont été envoyés dans les structures sanitaires pour une prise en charge urgente. Le fondateur était présent, il pleurait. Je ne connais pas l’origine, je ne connais pas la cause de l’incendie. Certains enfants ont été envoyés à l’hôpital, même une fille était étouffée. Comme son papa travaille ici à Madina, elle s’est dirigée vers là-bas. L’école a ouvert cette année ici. Les sapeurs-pompiers ont un peu retardé, le feu s’est déclaré à 16 h. Les sapeurs-pompiers sont partis vers l’arrière pour sauver les enfants », a expliqué ce sauveteur.
Un des secouristes, Abdouramane Diakité, explique qu’ils ont attaché des cordes, grimpé le bâtiment pour évacuer les élèves. « On a travaillé militairement pour sauver les enfants. On a attaché des cordes, on a grimpé par derrière afin de pouvoir sauver des vies. On a sauvé les enfants qui étudient dans cette école, ils sont tous dans ce quartier. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine. C’est un côté qui était brûlé ».
De son côté, Amadou Oury Diallo, citoyen, parle d’un désastre et interpelle les autorités à revoir le cas des sapeurs-pompiers. « Ce qu’on a vécu ici ce soir est un véritable désastre. Il y a plein d’enfants qui étaient dans les salles de classe. Les sapeurs-pompiers ont mis trop de temps avant d’arriver sur les lieux, pourtant l’incendie s’est déclaré à 16 heures. L’État doit revoir ça », a-t-il lancé.
Mamadou Djibril Bah, citoyen, confirme que beaucoup d’enfants sont blessés, certains fracturés, mais qu’il n’y a pas eu de morts. « Au début, lorsqu’on a vu le feu, nous sommes dix personnes à être montées. Je suis descendu et je suis allé jusqu’à Tombo trouver les sapeurs-pompiers. Je les ai informés qu’il y avait un incendie à Madina. Un des chauffeurs m’a répondu que son véhicule est en panne. Je lui ai fait savoir que ce sont des enfants de 4 ans, 5 ans qui sont sur le point de brûler. Je lui ai dit de prendre le véhicule et de venir. Finalement, ils m’ont fait sortir. Les sapeurs-pompiers sont zéro…. On a attaché des cordes comme les militaires, d’autres sont rentrés par les fenêtres. On a sauvé beaucoup d’enfants. Moi-même, j’en ai envoyé un à Matam. L’eau était sur l’étage, c’est ce qu’on a utilisé. Les sapeurs-pompiers sont venus tardivement. C’est grâce à Ciao : si ceux-ci ne venaient pas, les enfants allaient mourir, parce que le feu était énorme. Beaucoup d’enfants sont blessés, un enfant a eu des fractures et un autre est couché à l’hôpital de Matam. Il n’y a pas eu de morts », a-t-il martelé.
À noter que le chef de quariter, trouvé sur place, n’a pas souhaité s’exprimer.
Pour le moment, la cause de l’incendie reste à déterminer.
Ismael Diallo pour Guineematin.com
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