Un professeur d’éducation physique accusé de viol sur des enfants de 4 et 6 ans : « Je ne l’ai jamais fait »

Âgé de 47 ans et gérant d’un centre de formation à domicile, Lancinet Keïta alias “M’bô” a comparu la semaine dernière devant le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la Cour d’Appel de Conakry). Ce professeur d’éducation physique et sportive est accusé de viol sur des enfants âgées de 4 et 6 ans. A la barre, il a réfuté catégoriquement ces accusations articulées à son encontre, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Né en 1978 à Conakry, Lancinet Keïta dirige un centre de formation à domicile où il enseigne des enfants âgés de 2 à 17 ans. Mais ce jeudi, devant le tribunal de première instance de Dixinn, ce quadragénaire n’est pas en audition pour un recrutement. Il y poursuivi pour viol sur mineures. Ses victimes sont des enfants âgées de 4 et 6 ans. Mais, il clame son innocence dans cette affaire.

« Je ne reconnais pas les faits. Je ne l’ai jamais fait et je ne le ferai jamais. Je suis enseignant, je donne des cours d’éducation physique et de football. C’est ainsi que je gagne ma vie. Personne n’a jamais déposé de plainte contre moi auparavant. Ce qu’ils disent ici est faux », a-t-il martelé à la barre.

Par ailleurs, il a souligné que ses élèves n’entrent jamais dans sa chambre.

« J’enseigne les enfants jusqu’à 12h. Ceux qui n’ont pas compris, j’explique davantage. Après la prière de 13h, si leurs parents sont venus, ils rentrent avec eux. Sinon, je les accompagne un à un chez eux. Je fais cela pour tout le monde. La petite M restait souvent seule, parce qu’elle habite jusqu’à Sid-Madina. Il y a plus de 52 enfants dans mon centre… Chez moi, les élèves n’entrent pas dans ma chambre. J’ai un fouet appelé “Tiégboro” : dès que quelqu’un passe devant ma porte, je le frappe. Ce n’est même pas moi qui donne les cours : j’ai des jeunes qui enseignent les enfants. M est l’une des élèves les plus polies. Quand elle a faim, elle pleure. Elle me considère comme son papa. Quand sa maman l’a envoyée chez moi, je lui ai dit que je n’enseignais plus depuis deux ans. Mais elle a insisté pour que sa fille suive les cours chez moi », a-t-il indiqué.

Après cette déposition, la partie civile a sollicité un renvoi d’audience pour la comparution des deux “victimes” dans cette affaire. Une demande qui a été appuyée par l’avocat de la défense.

Ainsi, le tribunal a finalement renvoyé l’affaire au 11 décembre afin de permettre la comparution des victimes.

Jacqueline Kourouma pour Guineematin.com

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