Le jeune Mamadou Yaya Barry, né en 1995 à Conakry, agent de sécurité domicilié à Bantounka 1, a été déclaré coupable de vol par le tribunal de Dixinn, délocalisé à la Cour d’appel. A l’audience correctionnelle du lundi, 1er décembre 2025, il a écopé d’une peine de 2 ans d’emprisonnement, dont 6 mois assortis de sursis. Ce marié sans enfant est également condamné au paiement de 6 millions de francs guinéens de dommages et intérêts à la partie civile. Il était poursuivi dans une affaire de vol de 680 litres de gasoil et de destruction d’une caméra de surveillance. A la barre, il n’avait reconnu que le vol de 2 bidons de gasoil, niant la destruction de la caméra de surveillance, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.
A la barre, Mamadou Yaya Barry, accusé de vol et de destruction de bien privé contre une société de la place, a nié les faits et expliqué ce qui s’est passé. « Un jour, Soriba m’a proposé de soustraire un bidon. Je lui ai demandé si on n’aurait pas de problème. Il m’a dit non, que c’est lui qui remonte les informations. Le premier bidon, on l’a vendu à 170 000 GNF. On a partagé l’argent. Il m’a dit que si on me demande, je dois dire que le courant était parti. On a pris un bidon d’essence ce jour-là. Un autre jour, il est venu ; on avait un retard dans le paiement des salaires, c’était le 17 du mois. Il est encore venu me dire de soustraire un autre bidon, vers 17 h – 18 h. On a enlevé un bidon. Je voulais amener le bidon, c’est là que j’ai été interpellé par les gendarmes qui m’ont demandé où j’envoyais le bidon de carburant. J’ai répondu que je l’envoyais dans ma voiture. Ils m’ont dit que cela ne se fait pas », a-t-il expliqué.
Au cours des débats, il a expliqué que la caméra de surveillance, qui était en panne, n’était nullement de sa faute. « La caméra qui était gâtée ; nous, on n’a rien fait. On a même informé les superviseurs pour ça. Ils sont même venus voir, mais il n’y a pas eu gain de cause. Moi-même, j’ai appelé plusieurs personnes pour informer. Même les caméras qui sont à la maison centrale, quand il pleut et que l’eau les touche, ça peut devenir flou. »
Après cette déposition, le tribunal a ordonné les réquisitions dans cette affaire. « Lui, il reconnaît le vol de deux bidons, mais il est tout constant qu’il reconnaît avoir commis le vol. Que ce soit 680 litres, que ce soit un bidon ou même un litre, c’est du vol », a déclaré le représentant du ministère public. Après ce rappel, il a demandé au tribunal de retenir Mamadou Yaya Barry dans les liens de la prévention pour les deux infractions : le vol de carburant et la destruction de la caméra. Il a requis une peine de 3 ans d’emprisonnement contre lui et demander de réserver les intérêts de la partie civile.
Pour son dernier mot, le prévenu a présenté ses excuses décrivant des conditions de détention inhumaines. « A la maison centrale, il n’y a pas de place. Je me couche même dans la douche. Je reconnais que j’ai fait des erreurs. Je demande pardon au tribunal, je ne vais plus le faire. »
Rendant sa décision sur siège, le tribunal a renvoyé Yaya Barry des fins de la poursuite pour le délit de destruction de bien privé, au bénéfice du doute. Par contre, il l’a déclaré coupable des faits de vol de carburant mis à sa charge. Pour la répression, il le condamne à 2 ans d’emprisonnement, dont 6 mois assortis de sursis. Le prévenu est également condamné au paiement de 6 millions de francs guinéens de dommages et intérêts à la partie civile.
Yayé Oumou Barry, pour Guineematin.com






